Date de publication :

Secteur Transition écologique
Pays concerné
Corée du Sud, République

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Le ministère coréen des Sciences et des Technologies de l’information et de la communication (MSIT) a lancé le « Plan de mise en œuvre 2026 pour la recherche et le développement en fusion nucléaire », dans le cadre de sa stratégie visant à accélérer l’arrivée de l’énergie de fusion.
Image info sectorielle

La fusion nucléaire, qui reproduit sur Terre le fonctionnement énergétique du Soleil, repose sur la maîtrise d’un plasma à très haute température, ce qui en fait une technologie particulièrement complexe. Le gouvernement coréen fait de 2026 l’année de lancement effectif d’un réacteur national innovant de démonstration, avec l’objectif de relier la recherche à la démonstration puis à l’industrialisation.

Pour 2026, l’État prévoit un investissement public de 65 M EUR, soit près du double du montant alloué en 2025. Cette augmentation reflète la volonté d’accélérer fortement les efforts nationaux dans ce domaine stratégique.

Deux projets structurants seront lancés. Le premier vise le développement des technologies de conception du réacteur de fusion innovant coréen, notamment la définition de ses spécifications clés et l’élaboration d’une feuille de route de démonstration et de commercialisation. Le second projet prévoit l’intégration de l’intelligence artificielle dans la recherche en fusion nucléaire afin d’optimiser le contrôle du plasma, l’analyse des données et la conception avancée, et d’améliorer les performances globales.

Parallèlement à la poursuite des recherches sur les tokamaks, le gouvernement renforcera son soutien aux approches alternatives et innovantes. Dans le cadre du « Programme plug‑in pour la fusion nucléaire » (2026‑2030), des travaux sur des concepts de nouvelle génération seront menés, accompagnés du développement des compétences et des infrastructures nécessaires à des technologies telles que le tokamak sphérique, les champs inversés et les stellarators.

Afin de renforcer la valorisation industrielle des résultats de la recherche, le MSIT réorganisera la coopération entre l’industrie, les universités et les instituts de recherche. S’appuyant sur l’Alliance pour l’innovation en fusion nucléaire, un dispositif de coopération intégrée “industrie‑université‑recherche” sera déployé dans chacun des huit domaines technologiques clés, avec pour objectif de renforcer l’implication des entreprises tout au long du processus de R&D.

Le renforcement des capacités régionales constitue un axe prioritaire. Une installation d’essais de conducteurs supraconducteurs destinée à la validation des composants critiques sera achevée et complétée par de nouvelles infrastructures. Par ailleurs, le Projet de développement des technologies clés de la fusion nucléaire et de construction d’infrastructures avancées (2026‑2035), doté d’environ 870 M EUR, soutiendra la création d’installations de démonstration en régions et contribuera à la revitalisation industrielle locale.

Enfin, le ministère prévoit l’élaboration de plusieurs stratégies nationales, notamment « IA + fusion nucléaire », la coopération internationale en fusion et KSTAR 2.0, afin de renforcer la compétitivité internationale du pays. Il souhaite également consolider le cadre institutionnel par des ajustements législatifs et une réorganisation du rôle de l’Institut Coréen de l’Energie de Fusion, orientée vers des missions ciblées.

(Source : The Chosun Daily, Janvier 2026)

Lien : https://www.chosun.com/english/industry-en/2026/01/21/3J7LG3VNQNGY3F2K25YYCD7PVQ/