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Être contactéSelon une étude de la Creg, la plupart des parcs éoliens belges en mer ont généré des surprofits, à l’exception des deux plus anciens, C-Power et Belwind, dont les revenus n’ont pas permis d’atteindre le rendement attendu de 12% sur fonds propres.
Depuis 2009, près de 5 milliards d’euros d’aides ont été versés aux neuf parcs offshore. En appliquant la méthodologie de la Cour des comptes, la Creg constate que tous les autres parcs ont dépassé le rendement attendu, fixé à 10,5% pour les installations les plus récentes.
Au total, les surprofits du secteur atteignent 225,7 M EUR à fin 2024, après prise en compte des sous-performances des deux parcs les plus anciens. Les bénéfices cumulés du secteur s’élèvent à 1,5 Md EUR, dont 82,5% ont été redistribués aux actionnaires.
Ces résultats doivent toutefois être nuancés. Ils incluent les années 2022 et 2023, marquées par des prix de l’électricité exceptionnellement élevés, ainsi que les premières années d’exploitation, influencées par des mécanismes fiscaux favorables.
Face à ces revenus élevés, le gouvernement fédéral a introduit en 2023 un prélèvement sur les recettes dépassant un certain plafond et a adapté le système de soutien pour instaurer un mécanisme bidirectionnel, obligeant les exploitants à reverser une partie des revenus lorsque les prix sont élevés.
Les acteurs du secteur soulignent que les risques restent supportés par les développeurs et que les performances observées ne sont pas nécessairement représentatives sur toute la durée de vie des installations, en raison notamment du vieillissement des turbines et de la hausse des coûts.
La Creg estime qu’il est encore trop tôt pour déterminer si ces surprofits sont structurels, les revenus pouvant varier fortement en fonction des conditions de vent et de l’évolution du parc éolien.