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Être contactéLe marché japonais du miel repose très largement sur les importations, qui constituent l’essentiel de l’approvisionnement national. En 2025, celles‑ci ont dépassé 51 000 tonnes, en hausse de 13,7 % sur un an. Parallèlement, le prix moyen à l’importation a franchi le seuil de 435 JPY (2,36 EUR) /kg.
La Chine reste de loin le premier fournisseur du Japon, représentant plus de 70 % des volumes importés, loin devant l’Argentine et la Nouvelle‑Zélande. Le marché japonais demeure globalement très sensible au prix, dans un environnement marqué par la hausse des coûts des matières premières et des dépenses quotidiennes des ménages. En 2025, la France a exporté vers le Japon pour 685 000 EUR de miel, pour un volume de 54 000 kg, se positionnant au 16ᵉ rang des fournisseurs en valeur (+12,5% en valeur par rapport à l'année précédente - un chiffre à modérer car les importations françaises de miel sont plutôt irrégulières avec des pics ponctuels).
Dans ce contexte, l’offre tend à se polariser. D’un côté, les importations de miels à bas prix progressent afin de répondre aux attentes des consommateurs et des distributeurs. De l’autre, les segments à forte valeur ajoutée gagnent du terrain, avec le développement de miels premium mettant en avant l’origine, des formulations à vocation fonctionnelle, ou encore des mélanges innovants associant fruits ou noix.
Le marché japonais présente ainsi des opportunités pour les miels français positionnés sur des segments premium et différenciés, portés par un intérêt croissant pour l’originalité gustative et la qualité perçue. Cet environnement est d’autant plus favorable que, depuis avril 2025, les droits de douane sur le miel naturel ont été abaissés à 0 % pour les pays membres de l’Union européenne, facilitant l’accès au marché nippon.
Source : Shokuryô Jôkai Shimbun, 04/05/2026 / Business France