Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéLa Thaïlande pourrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance du PIB agricole pour 2026, initialement attendues entre 2 % et 3 %, en raison d’un environnement de plus en plus incertain.
Plusieurs facteurs pèsent sur les perspectives du secteur :
- Le conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février 2026, a entraîné une hausse significative des prix de l’énergie et des intrants agricoles, en particulier les engrais, alourdissant les coûts de production et de transport. Cette situation affecte particulièrement les activités fortement dépendantes du carburant, comme la pêche.
- En parallèle, les risques climatiques s’intensifient et le phénomène El Niño devrait provoquer une sécheresse plus sévère en 2026. Toutefois, les niveaux de réserves d’eau encore élevés devraient limiter les effets immédiats sur la production.
- Le secteur est également exposé à un contexte international moins porteur, marqué par un ralentissement économique des principaux partenaires commerciaux (Chine, Japon, Union européenne), ainsi que par le renforcement des barrières commerciales et des exigences sanitaires et environnementales.
- Certaines filières exportatrices vers le Moyen-Orient, comme le riz, le thon, le caoutchouc ou la volaille, pourraient être impactées si les tensions persistent.
Malgré ces incertitudes, certaines productions devraient rester dynamiques, notamment le riz, le maïs, la canne à sucre, le caoutchouc, l’huile de palme et plusieurs fruits tropicaux (durian, longane, mangoustan), soutenus par des conditions climatiques favorables et une demande solide.
Cette conjoncture défavorable a conduit la Chambre de commerce thaïlandaise à réviser à la baisse ses prévisions pour 2026, ramenant l’objectif d’exportations alimentaires à environ 36,87 Mds EUR soit une baisse attendue de 7,3 % sur l’année.
Source :14/04/2026, Bangkok Biz News