Date de publication :

Secteur Infrastructures
Pays concerné
États-Unis d'Amérique

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Le Infrastructure Investment and Jobs Act (IIJA), programme fédéral de 1 200 Mds USD adopté en 2021, arrivera à échéance le 30 septembre 2026. Les chantiers déjà contractualisés pourront se poursuivre jusqu’en 2028–2030, tandis que les États conservent leurs propres budgets d’investissement indépendants du fédéral. En revanche, cette échéance crée une dynamique de court terme particulièrement intense. Les agences fédérales accélèrent en ce moment même l’allocation des fonds restants, entraînant une hausse estimée de 40 % des appels d’offres en génie civil lourd par rapport à 2024

Les investissements du IIJA restent fortement concentrés sur les infrastructures de transport, avec 110 Mds USD dédiés aux routes et ponts, segment le plus dynamique du programme.

Plusieurs segments connaissent également une montée en puissance :

  • Réseaux souterrains : modernisation coordonnée des infrastructures d’eau, d’énergie et de télécommunications dans les zones urbaines ;
  • Bâtiments publics et aménagement urbain : écoles, équipements municipaux et espaces publics, portés par les budgets d’investissement locaux.

La mise en œuvre du plan repose sur une logique largement décentralisée : près de 90 % des financements transitent par les États, qui pilotent les projets via leurs agences (DOT, autorités locales de l’eau, municipalités). Cette structure implique une forte fragmentation du marché américain des travaux publics : pour les entreprises françaises, l'accès aux opportunités repose sur une stratégie territoriale au plus près des États et des autorités locales, sans guichet fédéral unique.

L’expiration du IIJA n’interrompt pas la dynamique d’investissement, mais ouvre une phase de transition politique. Le Congrès devra définir un nouveau cadre législatif pour financer les infrastructures à partir de 2027.

Les besoins restent en effet considérables : l’American Society of Civil Engineers estime le déficit d’investissement en infrastructures à 9 100 Mds USD sur la période 2024–2033.

Dans ce contexte, la capacité des entreprises à se positionner dès aujourd’hui sur le marché américain via des partenariats locaux et des références opérationnelles sera déterminante pour capter les futures vagues d’investissement.

Sources :