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Être contactéMalgré la présence de 14 sites de production d’engrais sur son territoire, dont sept dédiés aux engrais azotés, l’Allemagne reste fortement dépendante des importations, en particulier en provenance du Moyen-Orient. En raison du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, l’approvisionnement en gaz a été interrompu, entraînant une forte hausse des prix des engrais.
Selon un reportage du magazine allemand Unser Land, les industriels allemands pourraient couvrir jusqu’à 75 % des besoins du pays si leurs capacités étaient pleinement utilisées. Pourtant, la récente flambée des prix, en hausse de 50 % sur un an, met en évidence les limites de cette autonomie théorique.
La perturbation des flux logistiques liée au blocage du détroit d’Ormuz souligne la dépendance structurelle de la production allemande d’engrais azotés au gaz naturel, utilisé à la fois comme matière première et comme source d’énergie. Or, une large part du gaz et du pétrole nécessaires transite par le Golfe persique, ce qui rend le secteur particulièrement sensible aux tensions géopolitiques. Les coûts énergétiques représentent ainsi la majeure partie du prix final des engrais, laissant présager des prix durablement élevés.
Selon Martin Banse, de l’Institut Thünen, l’Allemagne ne peut donc pas devenir indépendante du gaz naturel pour la production d’engrais. Toutefois, des alternatives émergent, comme des projets d’« engrais verts » utilisant du biométhane ou de l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables. Ces initiatives pilotes restent cependant marginales et encore loin d’une production à grande échelle à court terme. Le principal frein demeure ainsi l’accès à des volumes suffisants d’énergies renouvelables, indispensable à ces solutions.
Source : Top Agrar, avril 2026, Deutschland hat 14 eigene Düngerproduktionsstätten - warum wir trotzdem vom Import abhängig bleiben | top agrar