Date de publication :

Secteur Equipements et Solutions pour l'Agriculture et l'Agroalimentaire
Pays concerné
Allemagne

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Au printemps 2026, les perspectives du marché du porc sont peu réjouissantes en Allemagne. La situation économique de l’élevage porcin reste largement déficitaire, en dépit d’une amélioration récente des prix. Les cours des porcs de boucherie et des porcelets ont sensiblement augmenté depuis janvier, portés notamment par les achats avant Pâques. Début avril, le prix du porc a ainsi atteint 1,70 EUR par kilo de carcasse, soit une hausse de 25 centimes par rapport à janvier, tandis que le porcelet de 25 kg se négociait autour de 58 EUR (+ 23 EUR par rapport à janvier). Cette reprise reste néanmoins insuffisante pour rétablir la rentabilité de la filière.

Les coûts de production d’un porc à l’engraissement sont actuellement estimés à environ 175 EUR par animal. Pour couvrir ces coûts, il faudrait un prix de vente d’environ 1,81 EUR par kilo de carcasse, un seuil qui n’est donc pas atteint. Les engraisseurs spécialisés sont les plus touchés, avec une perte moyenne évaluée à près de 17 EUR par animal en ce début de saison des barbecues, traditionnellement plus favorable à la consommation de viande.

La situation est légèrement meilleure pour les éleveurs de truies, qui pourraient dégager un bénéfice annuel théorique d’environ 130 EUR par truie. Toutefois, ce résultat s’inscrit dans un contexte de pic saisonnier des prix et ne garantit pas une stabilité durable, les prix des porcelets diminuant généralement au second semestre. L’analyse repose par ailleurs sur des exploitations disposant de bâtiments anciens, déjà en grande partie amortis, ce qui limite fortement les perspectives d’investissement dans de nouvelles infrastructures.

En définitive, selon l’étude du « Schweine‑Radar », l’élevage porcin allemand enregistrerait actuellement des pertes d’environ 11 M EUR par semaine, illustrant la fragilité persistante de la filière et l’absence de véritable reprise structurelle.

Source : TopAgrar, avril 2026, Landwirte ohne Gewinn: Schweinehaltung bleibt defizitär | top agrar