Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéDans le cadre de la réforme sur l’étiquetage des conditions d’élevage (Tierhaltungskennzeichnungsgesetz, THKG), une expertise commandée par le think tank allemand Agora Agrar estime que la commercialisation volontaire de viande, issue de modes d’élevage exigeants et sous une catégorie d’étiquetage inférieure, est compatible avec la législation allemande. Cette pratique, appelée « downgrading », permettrait notamment d’écouler plus facilement certains morceaux moins demandés et de limiter le gaspillage alimentaire.
Le sujet est particulièrement sensible pour la filière porcine. Aujourd'hui, la loi s’applique surtout à la viande de porc fraîche produite en Allemagne, et le déclassement est autorisé dans la limite de 20 % des volumes. Le projet de réforme du THKG, présenté le 17 avril dernier, prévoit d’assouplir les règles existantes et d’autoriser un downgrading intégral. Selon l’expertise menée par le professeur José Martinez, cela ne constitue pas, en principe, une tromperie pour le consommateur, dans la mesure où l’étiquetage garantit un niveau minimal et ne crée pas d’avantage concurrentiel déloyal.
L’étude souligne toutefois que cette évolution suppose un cadre strict : hiérarchie cohérente des niveaux d’élevage, information claire pour les consommateurs, traçabilité renforcée et conformité avec le droit européen, y compris pour les importations.
Agora Agrar estime que cette flexibilité est essentielle pour offrir de la sécurité économique aux éleveurs qui investissent dans des standards de bien‑être animal plus élevés, dans un contexte marqué par des fluctuations de la demande.
Source : TopAgrar, avril 2026, Studie zur Haltungskennzeichnung: Volles Downgrading grundsätzlich zulässig | top agrar