Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéÀ Séoul, le co-living s’impose comme une nouvelle réponse aux mutations du marché du logement, soutenue par des évolutions démographiques et économiques marquées. En 2024, les foyers d’une seule personne atteignent 8,05 millions, soit 36,1 % des ménages coréens, tandis que le système du jeonse (location avec dépôt très élevé restitué en fin de contrat, sans loyer mensuel très rependu en Corée du Sud) perd en attractivité en raison des risques financiers et fraudes.
Ce recul se traduit par une bascule vers les locations mensuelles : sur environ 250 000 contrats signés à Séoul au 1er trimestre 2026, 70,5 % sont désormais des baux mensuels, signe d’un changement structurel. Dans ce contexte, des acteurs comme MGRV avec Mangrove, SK-D&D ou Homes Company développent des résidences combinant studios privatifs et espaces partagés.
Les loyers mensuels, compris entre 580 et 880 EUR incluent services, sécurité et programmes communautaires. Le modèle séduit particulièrement une clientèle jeune, majoritairement féminine (68 % chez Mangrove), mais aussi internationale (37 % de résidents étrangers dans certains sites) grâce à des contrats simplifiés, des services en anglais et une digitalisation du parcours locatif, contrastant avec la complexité du marché classique coréen.
Encore émergent, le co-living attire des investisseurs internationaux tels que CPP Investments (Canada) ou GIC (Singapore), misant sur une demande durable. À terme, le co-living pourrait s’étendre à de nouveaux segments, comme les seniors ou les logements connectés, renforçant son rôle structurant dans le logement urbain coréen.
Source : The Korea Herald, 14 mai 2026