Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéLe marché américain apparaît comme le "débouché" pour les fleurs colombiennes, puisqu’il représente près de 80 % des exportations du pays. Miami est la principale porte d’entrée de cette filière : environ 95 % des fleurs entrant aux États-Unis y transitent, pour une valeur annuelle estimée à 1,8 Md USD, avec plus de 1 500 tonnes de fleurs traitées par jour pendant les semaines de pointes. 7 fleurs sur 10 commercialisées aux Etats-Unis est colombienne.
L’un des principaux défis relève de la complexité de la chaîne logistique. Les fleurs voyagent à une température constante de 2 à 3 °C et subissent des contrôles sanitaires stricts en Colombie puis aux États-Unis. Un simple insecte détecté à l’arrivée peut entraîner la fumigation, le renvoi ou la destruction d’un chargement, avec des pertes importantes pour les exportateurs. La distribution repose ensuite sur de grands réseaux comme Falcon Farms (une entreprise étasunienne chargée de l’importation, du conditionnement et de la distribution de fleurs coupées aux États-Unis), présent dans 47 États américains et 5 500 points de vente.
Au-delà des volumes, cette activité a un important impact social en Colombie : le secteur représente 240 000 emplois formels, dont 60 % occupés par des femmes, et plus de la moitié d’entre elles sont des mères cheffes de famille.
Pour les entreprises françaises, cet évènement met surtout en lumière les opportunités que représente le secteur floricole dans ce pays qui est le 2e exportateur mondial de fleurs coupées, derrière les Pays-Bas, notamment en équipements pour cette production spécifique.
Source : Vanguardia, 10 mai 2026