Date de publication :

Secteur Tech et Services
Pays concerné
Allemagne

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Malgré une adoption croissante de l’intelligence artificielle, le secteur de la grande distribution alimentaire en Europe peine encore à en tirer des bénéfices concrets. Selon un rapport de McKinsey et EuroCommerce, les investissements dans l’IA ont fortement augmenté ces dernières années, mais leur impact sur la rentabilité reste limité, dans un contexte de pression persistante sur les marges.
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En 2025, les ventes ont progressé de 3 %, signe d’une stabilisation du marché. Toutefois, 77 % des dirigeants citent toujours les coûts et les marges comme principal défi. Cette pression s’explique en grande partie par un consommateur devenu très sensible aux prix, notamment en Allemagne, où 14 % des clients ont réduit leurs dépenses en produits premium. Les marques de distributeurs en profitent : leur part de marché atteint désormais 37 %, et 62 % des consommateurs déclarent y recourir davantage.

Dans ce contexte, l’IA s’impose comme une priorité stratégique : 47 % des dirigeants la placent en tête de leurs investissements. Pourtant, les résultats restent modestes. Seuls 3 % des distributeurs constatent un impact significatif sur leur EBIT, tandis que 70 % n’observent encore aucun gain mesurable ou jugent qu’il est trop tôt pour en évaluer les effets.

Face à une croissance attendue très limitée du marché d’ici 2030 (+0,2 % par an), les enseignes misent avant tout sur l’IA pour améliorer leur efficacité opérationnelle et dégager des marges de manœuvre, notamment pour investir dans des relais de croissance comme le retail media. Mais la transformation reste progressive, et la création de valeur tangible via l’intelligence artificielle demeure, pour l’instant, un objectif à concrétiser.

 

Source : https://www.mckinsey.de/news/presse/2026-04-22-state-of-grocery?utm_source=chatgpt.com