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Être contactéLa France, championne du monde dans la catégorie des vins rosés avec un tiers des bouteilles produites, fait face à une baisse continue de la consommation de vin. Le pays s’appuie ainsi sur l’export et l’Allemagne est devenue un marché clé ; depuis 2020, elle est le deuxième consommateur mondial de rosé, avec 2,15 M hl, avec ses importations de rosé augmenter de 18 % en 2023.
En Allemagne, les rosés représentaient 12 % des volumes et 11 % du chiffre d’affaires selon Nielsen Homescan (2020). Après les rosés allemands (47 %), les rosés français et espagnols arrivaient en deuxième position (13 % chacun). Depuis, la part des vins français est passée sous les 10 % en 2026. Malgré ça, les rosés français résistent : 83 % des importateurs constatent une évolution positive. En 2025, 8 % des exportations françaises étaient destinées à l’Allemagne en volume (3ème place) et 6 % en valeur (4ème place), en hausse depuis 2023.
Certaines régions jouent un rôle déterminant : l’Allemagne importe toujours plus de rosé de Provence, portée par une stratégie de premiumisation, même si le Pays d’Oc reste numéro 1 en volume. La Loire conserve une place importante avec les « rosés tendres », même si leur importance diminue : leur volume est passé de 3 250 hl en 2020 à 2 173 en 2025.
Les vins effervescents, notamment le crémant, compensent cette baisse. En Allemagne, ils représentent 89 % des exportations de la Loire, les volumes ayant presque quadruplés entre 2020 et 2025. Le champagne rosé progresse également, atteignant 14 % des volumes et 18 % de la valeur en 2025. Pour les rosés de Bordeaux, l’Allemagne constitue le deuxième marché d’exportation.
Enfin, le succès du rosé repose de plus en plus sur des stratégies de marque et des concepts marketing, davantage que sur les cépages ou les régions.
Source : WEINWIRTSCHAFT, mai 2026