Date de publication :
Je souhaite aller plus loin, je veux être contacté(e) par un expert gratuitement.
Être contactéLe National Cyber Security Centre (NCSC), rattaché au GCHQ, a recensé plus de 200 cyberincidents affectant les infrastructures nationales critiques britanniques sur l’année écoulée jusqu’en mai 2026. Environ 75% de ces attaques seraient liées à des États, avec en première ligne des pays comme la Russie, la Chine et l’Iran. Les systèmes ciblés concernent des secteurs essentiels tels que l’énergie, les hôpitaux, les transports aériens ou encore la dissuasion nucléaire.
Ce niveau de menace traduit une compétition stratégique durable dans le cyberespace, qui s’étend bien au-delà des infrastructures techniques et touche l’ensemble des organisations. Les progrès rapides de l’intelligence artificielle pourraient amplifier ces risques, avec un point de bascule anticipé à l’horizon 2028.
Cependant, les experts soulignent que la majorité des failles exploitées restent classiques : insuffisance des mesures d’authentification et vulnérabilités non corrigées. Face à cette situation, le NCSC insiste sur l’importance de renforcer les fondamentaux de cybersécurité, notamment la capacité de résilience et de reprise après incident.
Le contexte géopolitique tendu augmente également le risque d’attaques massives de type hacktiviste. Enfin, l’organisme recommande l’abandon progressif des mots de passe au profit des passkeys, jugées plus robustes face aux menaces actuelles.
Source : The Guardian, 17/06/2026