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Être contactéLa startup japonaise PorMedTec, issue de l’Université Meiji, prévoit de lancer, dès 2028, des essais cliniques de xénotransplantation rénale (transplantation d’organes animaux chez l’humain) dans deux établissements : l’hôpital universitaire de Hokkaido et le Shonan Kamakura General Hospital.
L’objectif est de répondre à la pénurie de donneurs d’organes en utilisant des reins de cochons génétiquement modifiés. Les essais, dont le dossier devrait être déposé auprès des autorités sanitaires japonaises d’ici la fin de l’exercice 2026, concerneront un nombre limité de patients afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité de la procédure. Un des critères de réussite sera la capacité des patients à rester sans dialyse pendant au moins 24 semaines.
Les candidats seront principalement des personnes âgées de 50 à 60 ans souffrant d’insuffisance rénale chronique, dépendantes de la dialyse ou en attente de greffe, mais ayant peu de chances de recevoir un rein humain. Leur état de santé général sera également pris en compte, car des traitements immunosuppresseurs plus puissants que ceux utilisés lors des transplantations classiques seront nécessaires.
Les cochons donneurs seront produits à partir de cellules importées d’une entreprise américaine spécialisée. Ces cellules ont subi dix modifications génétiques destinées à réduire les risques de rejet immunitaire. Cette technologie s’appuie sur des résultats prometteurs obtenus aux États-Unis, où un patient greffé d’un rein de cochon en novembre 2025 vivait toujours sans dialyse depuis 31 semaines après l’intervention, au dernières nouvelles (juin 2026).
Pour soutenir le programme, PorMedTec prévoit de mettre en place d’ici 2027 une capacité de production d’environ 100 cochons donneurs par an. Si les essais sont concluants, l’entreprise envisage de demander une autorisation de mise sur le marché en 2029 dans le cadre de la médecine régénérative et d’étendre progressivement la pratique à d’autres établissements médicaux japonais.
Selon Hiroshi Nagashima, directeur scientifique de PorMedTec, l’ambition est de s’appuyer sur les avancées réalisées aux États-Unis afin de poser les bases d’une utilisation courante de la xénotransplantation au Japon.
Source : THE MAINICHI NEWSPAPERS, 29 juin 2026