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Être contactéFace aux enjeux de sécurité alimentaire et d’adaptation au changement climatique, l’Algérie accélère la structuration de sa filière semencière à travers plusieurs projets destinés à renforcer ses capacités nationales de conservation génétique, de recherche agronomique et d’amélioration variétale. Cette stratégie vise à réduire la dépendance du pays aux importations de semences tout en soutenant le développement de variétés mieux adaptées aux conditions agroclimatiques locales.
Parmi les projets structurants figure la future Banque nationale des semences et des gènes de Baraki (Alger), dont la mise en service est annoncée à partir de 2026. L’infrastructure devrait permettre de conserver près de 80 000 échantillons de semences ainsi que plusieurs milliers de ressources génétiques végétales et animales. Au-delà de la préservation du patrimoine biologique national, cet outil doit soutenir les programmes de sélection variétale et renforcer la résilience des productions agricoles face à la sécheresse, au stress hydrique et à l’évolution des conditions climatiques.
Les autorités ont également engagé le renforcement des capacités nationales de recherche avec la création d’une station expérimentale de biotechnologie agricole à Constantine (400 km au sud-est d’Alger). Dotée de serres de recherche, de parcelles d’essais et de plateformes de validation à grande échelle, cette infrastructure a vocation à accélérer le développement de nouvelles variétés et à faciliter le transfert des résultats de la recherche vers les producteurs.
Parallèlement, le cadre réglementaire du secteur poursuit sa modernisation avec l’actualisation du catalogue officiel des variétés autorisées à la production et à la commercialisation. Celui-ci recense notamment 85 variétés de blé dur, 56 variétés de blé tendre, 40 variétés d’orge et plus de 200 variétés de pomme de terre, illustrant les efforts engagés pour élargir la base génétique disponible et améliorer les performances des principales cultures stratégiques du pays.
Au-delà de la seule souveraineté semencière, ces investissements contribuent à faire émerger un écosystème national plus structuré autour de la génétique végétale, de la biotechnologie agricole et de la production de semences certifiées. Cette dynamique devrait générer des besoins croissants en équipements de laboratoire, technologies de sélection et de caractérisation variétale, infrastructures d’expérimentation, solutions de contrôle qualité ainsi qu'en accompagnement scientifique et technique. Les filières céréalières, la pomme de terre et les cultures maraîchères devraient concentrer l'essentiel des investissements à moyen terme, offrant des perspectives de coopération particulièrement intéressantes pour les entreprises françaises spécialisées dans la recherche agronomique, la génétique végétale, les équipements d'essais et les technologies dédiées à l'amélioration des performances culturales.
Sources : La voie d’Algérie, le 23 juillet 2026, Les Enjeux Eco, le 06 juin 2026,Horizons, le 22 novembre 2025
Image générée par IA à partir des données du Bureau Business France en Algérie
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