Date de publication :

Secteur Mobilité et Logistique
Pays concerné
Corée du Sud, République

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Le gouvernement sud-coréen a dévoilé une nouvelle stratégie destinée à faire de l’aérospatial l’un des principaux moteurs de croissance du pays à l’horizon 2035. Adopté lors de la 5e Commission nationale de l’espace, ce plan s’inscrit dans le contexte du « New Space », marqué par une montée en puissance des acteurs privés dans l’économie spatiale. Séoul ambitionne de porter le nombre d’entreprises du secteur de 800 à 1 200, et d’accroître sa part du marché spatial mondial de 0,7 % à 3 %, pour générer près de 41 Mds EUR.
Image info sectorielle

L’un des piliers de cette stratégie est le développement d’un système national de communications satellitaires en orbite basse, comparable à Starlink. La Corée prévoit de déployer entre 128 et 512 satellites d’ici 2035 afin de disposer d’un réseau souverain de télécommunications spatiales. L’objectif est à la fois de réduire la dépendance aux opérateurs étrangers, de renforcer la résilience des infrastructures de communication en cas de crise et de se positionner sur les futurs marchés liés à la 6G.

Le gouvernement souhaite également monétiser les données satellitaires nationales via une structure public-privé chargée de leur commercialisation à l’international, notamment grâce à des applications combinant imagerie spatiale et intelligence artificielle. L’objectif est de générer 1,7 Md USD de revenus d’ici 2034.

Parallèlement, Séoul accélère son programme d’exploration lunaire. Le calendrier a été avancé de deux ans avec le lancement prévu d’un satellite de communication en orbite lunaire en 2029, suivi d’un atterrisseur lunaire en 2030. Cette stratégie vise notamment à acquérir des capacités d’exploitation de ressources stratégiques telles que l’eau, l’hélium-3 ou les terres rares, considérées comme essentielles pour les technologies énergétiques et électroniques du futur.

La Corée souhaite également développer une filière de fabrication en environnement spatial, appliquée notamment aux secteurs pharmaceutique, des matériaux avancés et des semi-conducteurs. Des infrastructures de production en orbite basse ainsi que des centres de données spatiaux intégrant l’intelligence artificielle sont envisagés pour soutenir ces nouvelles activités.

Le plan prévoit par ailleurs de renforcer l’écosystème industriel national autour d’un corridor aérospatial le long de la côte sud. Cette zone doit devenir le principal pôle coréen de l’aéronautique et du spatial, avec le développement de capacités de recherche, de tests, de fabrication de composants et d’aéronefs de nouvelle génération, notamment dans les domaines des avions décarbonés et de la mobilité aérienne avancée.

Enfin, les autorités souhaitent accroître le rôle du secteur privé dans les lancements spatiaux. À partir des prochains vols de la fusée Nuri, le gouvernement adoptera progressivement un modèle fondé sur l’achat de services de lancement auprès d’entreprises nationales, afin de favoriser l’émergence d’un marché spatial commercial compétitif.

Selon l’Administration aérospatiale coréenne (KASA), cette stratégie doit permettre à la Corée du Sud de s’imposer comme un acteur majeur de l’économie spatiale et de faire de l’espace un nouveau vecteur d’expansion économique et technologique pour le pays.

(Source : Maeil Business, Juillet 2026)

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