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Être contactéLa décision du Health Service Executive (HSE) de rembourser le Skyclarys, premier traitement capable de ralentir la progression de l’ataxie de Friedreich, marque une avancée importante pour les patients atteints de maladies rares. Au-delà de ce cas particulier, elle met en évidence les difficultés du système irlandais d’évaluation et de financement des médicaments innovants. Autorisé au niveau européen depuis 2024, le traitement n’est devenu accessible en Irlande qu’après près de deux ans de négociations entre le HSE et le laboratoire Biogen. Cette issue a été rendue possible grâce à une baisse significative du prix demandé par l’entreprise. Le dossier souligne la complexité des arbitrages réalisés par le National Centre for Pharmacoeconomics, chargé d’évaluer à la fois la valeur clinique et le coût des traitements. Les autorités doivent en effet concilier accès à l’innovation et contraintes budgétaires, particulièrement pour les maladies rares dont les traitements sont souvent très coûteux. Le directeur médical de la HSE indique que les négociations menées cette année sur 26 médicaments ont permis de réduire leur coût prévisionnel sur cinq ans de 900 millions d’euros à 112 millions d’euros.
Ces écarts relancent le débat sur la justification des prix initiaux demandés par l’industrie pharmaceutique. Alors qu’un nouvel accord-cadre entre l’État irlandais et les entreprises du secteur vient d’être signé, le gouvernement souhaite désormais rendre le processus plus rapide et plus transparent, même si l’objectif d’atteindre un délai réglementaire de décision de 180 jours n’est fixé qu’au premier trimestre 2029.
Source : 25/08/2026, Irish Times
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