Les fondamentaux
L’élevage constitue le pilier de l’agriculture britannique, représentant environ 63 % de la valeur de la production agricole totale (20,1 Mds GBP, soit 23,5 Mds EUR en 2024), devant les grandes cultures.
Le Royaume-Uni compte près de 9,3 M de bovins, dont environ 2,62 M de vaches laitières produisant plus de 13 Mds de litres de lait par an, c'est donc le premier produit agricole en valeur (environ 7 Mds GBP soit environ 8,18 Mds EUR). ). La filière bovine viande est également majeure avec une production de 883 000 tonnes, tandis que l’élevage ovin est en baisse, avec environ 30,5 M d’animaux en 2025, dont près de la moitié sont des agneaux. L’élevage porcin, concentré dans certaines régions, représente près de 5 M de porcs, dont plus de 90 % sont des porcs d’engraissement, et la volaille constitue de loin la population animale la plus importante avec environ 190 M de têtes, principalement des poulets de chair.
Ces productions reposent sur une base herbagère très forte : les prairies permanentes couvrent plus de 56 % de la SAU, confirmant le rôle clé des systèmes herbagers dans les filières bovine et ovine.
Ce secteur, structuré autour d’exploitations de tailles très hétérogènes mais fortement concentrées sur une minorité de grandes fermes, occupe une place stratégique à la fois dans l’économie agricole nationale et dans l’équilibre rural et environnemental du pays.
Opportunités pour l'offre française
Malgré un cheptel laitier qui diminue, la production augmente grâce à des rendements accrus. Le Royaume-Uni a importé 1,52 Mds EUR d’aliments pour animaux en 2025, cherchant à optimiser la performance des troupeaux : compléments, prévention des maladies, réduction des émissions et bien-être animal.
Les dispositifs publics comme le Farming Equipment and Technology Fund (FETF) soutiennent l’acquisition d’équipements et technologies améliorant productivité et santé animale, ouvrant des opportunités pour les fournisseurs français « grant-ready ».
L’agriculture de précision se développe, avec des solutions connectées pour surveiller le bétail, optimiser la gestion des exploitations et réduire la charge de travail, tout en attirant la jeune génération vers les métiers agricoles.
La France bénéficie d’une solide réputation en qualité, normes sanitaires et innovation, renforcée par l’intérêt des éleveurs britanniques pour les races françaises, notamment via la British Limousin Cattle Society.

Source : Gov.uk - Farming Equipment and Technology Fund 2025
AHDB - UK and EU cow numbers
GTA
(15/06/2026)
Responsabilité sociétale
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le Sustainable Farming Incentive (SFI), lancé par le DEFRA, vise à promouvoir les pratiques agricoles durables en Angleterre, en récompensant les agriculteurs adoptant des méthodes respectueuses de l’environnement : amélioration de la qualité des sols, gestion des ravageurs, création d’habitats pour la faune et réduction des émissions de gaz à effet de serre.
En mai 2025, le programme a été élargi à 102 actions, accessibles à tous types d’exploitations, avec une application simplifiée et flexible. Plus de 10 000 agriculteurs y ont déjà participé, soit environ 12 % des exploitations éligibles.
Le gouvernement prévoit d’augmenter le financement à 2,33 Mds EUR d’ici 2028 - 2029, avec l’objectif que 70 % des exploitations et terres agricoles participent au SFI.
Labels et certifications
Le Royaume-Uni dispose de nombreuses certifications relatives au bien-être animal (Red Lion, RPSCA Assured, Red Tractor, Pasture for Life,...) qui témoignent d'une volonté réelle d'améliorer les conditions d'élevage des cheptels britanniques.
Source : www.gov.uk - sustainable-farming-incentive-action-uptake-data-october-2025
www.gov.uk - total-income-from-farming-in-the-uk-in-2025
GTA (10/08/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
La meilleure clé d’accès sur le secteur de l’alimentation animale sont les fabricants d’aliments et les pré-mixeurs.
Pour les équipements, mieux vaut privilégier les distributeurs ou importateurs. Ils sont spécialisés par activité et par zone géographique.
Dans tous les cas, les prescripteurs, tels que les vétérinaires ou nutritionnistes, sont aussi une excellente porte d’entrée sur le marché britannique.
Des outils de communication techniques en anglais sont indispensables (étiquettes, plaquettes, fiches techniques, site internet, etc.).
La réglementation spécifique
Le Royaume-Uni n’appartenant plus à l’Union européenne, il est désormais considéré comme un pays tiers. Exporter vers ce pays s’apparente désormais au "grand export".
Outre le rétablissement des frontières et des formalités douanières afférentes, les changements affectant les exportateurs sont divers et variés : TVA, certifications, étiquetage, fiscalité, normes environnementales, sécurité alimentaire etc.
Le Royaume-Uni a retrouvé son autonomie réglementaire, et il convient donc de connaître les particularités législatives qui peuvent désormais s’appliquer au secteur des solutions pour l'élevage.
Niveau de taxation
Aucune taxe supplémentaire n’a été décidée pour l’instant pour les agroéquipements (car il existe peu d'offre locale). Cela s’inscrit dans la volonté du gouvernement britannique de réduire le plastique et les produits chimiques en lien notamment avec les projets de loi sur l’agriculture.
La TVA est applicable à un taux de 11 % pour les services réalisés en milieu agricole ;
Les autres marchandises ou équipements pour l’agriculture sont soumis à un taux de 6,5 %.
Source : www.gov.uk/guidance/agricultural-flat-rate-scheme-notice-70046 (28/06/2024)