Les fondamentaux
Le secteur de l’élevage constitue un pilier stratégique de l’agriculture marocaine, contribuant à la sécurité alimentaire, à l’emploi rural et aux revenus de près de 2,5 millions d’exploitations.
En 2025, il représente environ 30 % du PIB agricole et joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement en viandes rouges, lait, volailles et produits dérivés. Le cheptel national est composé principalement de bovins, d’ovins, de caprins, de camelins et d’une filière avicole particulièrement dynamique. Les principales zones d’élevage se situent dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, Béni Mellal-Khénifra et l’Oriental. Malgré les avancées enregistrées grâce aux stratégies agricoles nationales, le secteur fait face à plusieurs défis : sécheresses récurrentes, raréfaction des ressources fourragères, hausse des coûts des aliments pour bétail, pression sur les ressources en eau et effets du changement climatique.
En réponse, le Maroc encourage la modernisation des exploitations, l’amélioration génétique des races, le développement des cultures fourragères, la valorisation des chaînes de valeur et le renforcement de la santé animale. Les politiques publiques visent également à accroître la résilience des éleveurs, améliorer la productivité et garantir une production durable répondant aux exigences des marchés nationaux et internationaux. Ainsi, l’élevage demeure un levier majeur du développement économique et territorial du Royaume.
Évolution du cheptel marocain, 2023-2025
Après un recul en 2024, le cheptel marocain progresse fortement en 2025, porté principalement par la hausse des effectifs ovins et caprins.
Opportunités pour l'offre française
L'offre française dispose d'opportunités de développement au Maroc grâce aux politiques de modernisation du secteur agricole, de reconstitution du cheptel et d'amélioration de la productivité des élevages. La demande est en hausse pour des solutions à forte valeur ajoutée, notamment en génétique animale, équipements d'élevage, alimentation animale, bâtiments d'élevage, gestion de la santé animale et outils d'agriculture de précision. Les programmes publics d'investissement et les besoins d'adaptation au changement climatique favorisent également les technologies permettant d'optimiser l'utilisation des ressources et d'améliorer les performances des exploitations. Reconnues pour leur qualité, leur innovation et leur accompagnement technique, les entreprises françaises peuvent se positionner sur des segments spécialisés en s'appuyant sur des partenariats locaux, des distributeurs et des actions de formation pour renforcer leur présence sur le marché marocain.
Source : Ministère de l'agriculture, France AgriMer (15/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le marché marocain de l’élevage présente une demande croissante pour des solutions innovantes permettant d’améliorer la productivité, la rentabilité et la durabilité des exploitations. Les besoins portent notamment sur la génétique animale, la sélection des races adaptées aux conditions climatiques, la nutrition de précision, la santé animale, la digitalisation des élevages et les équipements permettant une meilleure gestion des ressources. L’expertise française peut répondre à ces enjeux grâce à son savoir-faire dans les domaines de l’agroéquipement, de l’élevage durable, de la recherche appliquée et de l’accompagnement technique. Les solutions intégrant l’efficacité énergétique, la réduction des coûts de production, l’adaptation au changement climatique et la formation des éleveurs constituent des axes d’opportunités importants pour renforcer la coopération franco-marocaine dans le secteur.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Au Maroc, les expérimentations en élevage sont encadrées par une réglementation garantissant la sécurité sanitaire, la traçabilité et le bien-être animal. Les essais portant sur les médicaments vétérinaires, l’alimentation animale, les additifs, les solutions génétiques ou les nouvelles pratiques d’élevage doivent respecter les exigences de l’ONSSA.
Les projets impliquant des animaux nécessitent un encadrement scientifique, souvent en partenariat avec des instituts de recherche, des universités ou des organismes professionnels. Les priorités portent sur la biosécurité, l’adaptation aux conditions locales, la préservation des ressources animales et l’amélioration durable des élevages. Les entreprises étrangères doivent également obtenir les autorisations requises avant toute commercialisation.
Labels et certifications
Le secteur de l’élevage au Maroc évolue vers une meilleure qualité, traçabilité et durabilité des productions animales. Les certifications portent sur la sécurité sanitaire des aliments, la qualité des produits d’origine animale et le respect des normes d’hygiène.
L’ONSSA assure l’agrément et le contrôle sanitaire des opérateurs. Les démarches concernent les systèmes de management de la qualité (ISO), les pratiques d’élevage responsables, l’agriculture biologique et la valorisation des produits de terroir. Elles offrent des opportunités aux entreprises françaises spécialisées dans la traçabilité, le contrôle sanitaire, les pratiques d’élevage et l’accompagnement à la certification.
Source : ONSSA, Ministère de l'agriculture, IAV Hassan II (21/08/2024)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Pour réussir sur le marché marocain de l’élevage, les entreprises françaises gagnent à s’appuyer sur des partenaires locaux connaissant les éleveurs, les coopératives, les distributeurs et les institutions agricoles. Les importateurs-distributeurs, concessionnaires, organisations professionnelles et conseillers techniques sont des relais privilégiés. Une stratégie fondée sur la proximité, l’accompagnement technique et la démonstration des performances des solutions favorise leur adoption. Les essais terrain, les formations et les partenariats locaux renforcent également la confiance des acteurs.
La réglementation spécifique
L’accès au marché marocain des équipements et solutions d’élevage est soumis aux règles d’importation, aux normes techniques et aux exigences sanitaires. Selon les produits, des procédures d’enregistrement, d’homologation ou de contrôle peuvent être exigées par l’ONSSA, notamment pour les intrants, aliments et produits vétérinaires.
Les droits de douane, la TVA et les autres taxes dépendent du code SH. Les entreprises françaises peuvent bénéficier des avantages tarifaires prévus par l’Accord d’association UE-Maroc, sous réserve du respect des règles d’origine.
Niveau de taxation
La taxation des produits destinés à l’élevage au Maroc dépend de leur nature et de leur classement douanier (code SH). Les équipements agricoles peuvent bénéficier de droits de douane réduits ou nuls lorsqu’ils sont originaires de l’Union européenne et respectent les règles d’origine de l’Accord d’association UE-Maroc. La TVA à l’importation, généralement fixée à 20 %, constitue la principale charge fiscale, avec des régimes spécifiques pour certains produits. Les aliments pour animaux, produits vétérinaires, semences et équipements peuvent également être soumis à des autorisations ou contrôles sanitaires. L’identification du code SH est indispensable pour déterminer le régime applicable.
Source : Administration des Douanes et Impôts Indirects,
Direction Générale des Impôts
Commission européenne (15/07/2026)