Les fondamentaux
En 2025, l’élevage vietnamien a confirmé sa résilience grâce au renforcement de la prévention sanitaire et de la biosécurité. Le secteur a progressé d’environ 4,3 %, représentant 26 % de la valeur agricole et une contribution économique annuelle estimée à 22 Mds USD, avec une production de 8,7 M T de viande, 1,3 M T de lait frais et 21,4 Mds d’œufs. La viande porcine reste majoritaire (62,8 %), devant la volaille (30,2 %).
La production d’aliments composés a atteint 22,1 M T (+2,9 % vers 2024) : 11,6 M T pour les porcs (52,3 %), 9,8 M T pour la volaille (44,4 %) et 0,7 M T pour les ruminants et autres animaux. Le secteur reste dépendant des matières premières importées : 24,78 M T, pour 8,22 Mds USD en 2025. Les exportations d’aliments et d’ingrédients ont atteint environ 1,6 Md USD (+45 % / 2024).
Malgré les pertes causée par les typhons et inondations de 2025 (47 000 têtes de bétail et 3,54 millions de volailles) et la persistance de foyers de peste porcine africaine et de grippe aviaire dans les petits élevages (123 000 volailles et 1,27 million de porcs abattus), la production a continué de croître grâce au renouvellement des cheptels et à une meilleure gestion de la biosécurité.
CHIFFRES DU SECTEUR (2025)
Parts de marché et évolution
Opportunités pour l'offre française
L’élevage vietnamien se modernise rapidement vers des modèles intégrés et technologiques, générant une demande accrue en solutions de santé animale, de biosécurité, de contrôle environnemental et de traçabilité.
Le secteur représente environ 19 % des émissions agricoles ; il est donc au cœur des politiques de réduction des émissions et d’économie circulaire. L’encadrement renforcé des antibiotiques préventifs favorise l’adoption d’alternatives telles que les probiotiques et les acides organiques.
La France, premier partenaire européen reconnu en génétique animale, bénéficie d’une réputation solide et d’une offre adaptée aux besoins du marché vietnamien, notamment pour les races adaptées aux conditions tropicales.
Le renforcement des exigences environnementales crée des opportunités pour les solutions de gestion des déchets d’élevage, de traitement des eaux usées et d’économie circulaire.

Source : GTA (13/06/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Alimentation animale et biosécurité : solutions alternatives aux antibiotiques (probiotiques, acides organiques, additifs fonctionnels) et outils de prévention sanitaire pour renforcer la biosécurité des élevages.
Génétique animale : lignées bovines, porcines et avicoles à haut rendement, résistantes aux maladies et adaptées aux conditions climatiques tropicales.
Élevage de précision et économie circulaire : automatisation des fermes, traçabilité, valorisation des effluents et solutions de réduction des émissions pour répondre aux nouvelles exigences environnementales.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Décarbonation de l’élevage : objectif national de -30 % d’émissions de méthane d’ici 2030 et plafond de 15,2 M T CO₂ pour l’élevage, avec un fort soutien aux solutions de biogaz, de fermentation des déchets et aux technologies microbiologiques (Décision n° 942/QĐ-TTg).
Économie circulaire et valorisation des effluents : développement des filières de traitement et de valorisation des déchets d’élevage (biogaz, litières biologiques, compostage, élevage de vers).
Conformité environnementale : exigences accrues pour les élevages intensifs en matière de traitement des effluents, de gestion des déchets, de réduction des nuisances et de respect de la réglementation (décret n° 45/2022/NĐ-CP et loi sur la protection de l’environnement).
Labels et certifications
Dans l’agriculture, y compris l’élevage, le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement a mis en place la certification VietGAP (Vietnamese Good Agricultural Practice).
Depuis 2018, le programme OCOP (« une commune, un produit ») soutient le développement de produits locaux répondant à des standards de qualité et de responsabilité sociétale.
La certification « B Corp » est un repère RSE international, fondé sur des critères sociaux, environnementaux, de gouvernance et de transparence ; elle n’est pas spécifique au secteur de l’élevage vietnamien.

Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le succès sur le marché vietnamien repose sur des partenariats avec des importateurs agréés, capables d’assurer les démarches administratives, la conformité réglementaire, la distribution, ainsi qu’un accompagnement technique et un service après-vente de qualité grâce à leur ancrage local et à leurs relations avec les autorités.
Une présence locale de l’exportateur, ou des visites régulières auprès des clients, constitue un atout majeur pour renforcer la confiance, développer les opportunités commerciales et accroître la visibilité de la marque.
La réglementation spécifique
EVFTA : entré en vigueur le 1er août 2020, l’accord prévoit une baisse progressive des droits de douane sur les produits d’origine animale : droits sur bœuf et agneau supprimés depuis août 2023 ; porc congelé (15 % à l’origine) supprimé d’ici août 2027.
Les circulaires 01/2026/TT-BNNMT et 03/2026/TT-BNNMT encadrent la quarantaine des animaux terrestres, aquatiques et de leurs produits. Les exportations depuis la France restent soumises aux certificats sanitaires et à l’enregistrement auprès du Département de l’Élevage et de la Santé animale du MAE.
Le secteur est aussi régi par la loi sur l’élevage n° 32/2018/QH14 et la loi consolidée n° 63/VBHN-VPQH.
Niveau de taxation
Visuel ci-joint

Source : Douanes vietnamiennes (13/06/2026)