Les fondamentaux
L’Argentine bénéficie de conditions naturelles très favorables à une production agricole diversifiée, avec des terres fertiles abondantes et une large variété de climats. L’agriculture constitue un pilier du développement économique, avec un rôle majeur en matière d’emploi, d’entraînement industriel et de contribution aux exportations.
Le pays figure parmi les principaux producteurs mondiaux de denrées alimentaires et dispose encore de marges de croissance, notamment via l’extension des surfaces cultivées et l’intensification des systèmes de production. Cette base agricole solide alimente un secteur agroalimentaire structuré et fortement orienté vers l’export.
Les industries agroalimentaires représentent plus d’un quart de la valeur ajoutée manufacturière et comptent parmi les principaux moteurs économiques du pays. Elles contribuent à près d’un quart des exportations et reposent sur un tissu dense de PME, qui constituent la quasi-totalité des acteurs du secteur.
Dans un contexte de compétition commerciale croissante et d’exigences internationales renforcées, le secteur poursuit sa modernisation, générant des opportunités pour les fournisseurs de solutions technologiques, d’équipements et d’optimisation industrielle.
Les principaux chiffres du secteur
15 000
Nombe d’entreprises du secteur IAA (2025)
25 MdsUSD
Exportations du secteur (2025)
2 MdsUSD/an
Niveau d’investissement moyen annuel des IAA
Opportunités pour l'offre française
De par sa matrice productive, l’Argentine offre de nombreuses opportunités pour les fournisseurs français de solutions pour IAA. Les filières viande (plus de 3 M t), lait (plus de 11 Mds de litres), céréales, fruits et boissons restent très dynamiques, notamment à l’export, générant une demande soutenue en équipements de transformation et de conditionnement. La modernisation des outils industriels s’accélère, favorisant les technologies d’automatisation, de traçabilité et d’optimisation énergétique. Les segments clés incluent les protéines animales, les produits laitiers, les boissons et les produits panifiés. La chaîne du froid et la logistique alimentaire constituent également des axes prioritaires, ouvrant des opportunités pour les solutions à forte valeur ajoutée.

Source : Doaunes françaises, Urumol, Tarifar, OCLA, COPAL, presse locale, acteurs locaux (31/05/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les industriels agroalimentaires argentins renforcent leurs efforts en matière de durabilité et d’efficacité des ressources, en ligne avec les initiatives sectorielles portées notamment par la COPAL. Les priorités portent sur la gestion de l’eau et de l’énergie, la réduction de l’empreinte carbone, le traitement des déchets et l’optimisation des chaînes de valeur.
Parallèlement, la demande évolue vers des produits plus sains et transparents sur le plan nutritionnel. Les entreprises investissent davantage dans des solutions innovantes, notamment la digitalisation, l’analyse de données en temps réel, la biotechnologie et l’automatisation, afin d’améliorer la qualité, la traçabilité et la compétitivité de leur production.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le cadre réglementaire environnemental en Argentine s’est renforcé ces dernières années, notamment en matière de gestion des déchets, d’effluents industriels et d’utilisation des ressources naturelles. Les entreprises agroalimentaires doivent se conformer à des normes nationales et provinciales portant sur les rejets, la traçabilité et la sécurité sanitaire, ainsi qu’à des exigences croissantes liées aux marchés export (UE, États‑Unis). La loi sur l’étiquetage nutritionnel et les politiques de durabilité encouragent des pratiques plus responsables. Dans ce contexte, les industriels investissent davantage dans des solutions permettant d’améliorer l’efficacité énergétique, la gestion de l’eau et l’empreinte environnementale.
Labels et certifications
Les entreprises agroalimentaires opérant en Argentine doivent se conformer aux normes locales définies par le Code alimentaire argentin (CAA), ainsi qu’aux standards internationaux pour accéder aux marchés export. Les certifications les plus répandues incluent les référentiels HACCP, ISO 22000, FSSC 22000 et BRC, notamment dans les filières exportatrices. On observe également une montée en puissance des labels liés à la durabilité, à la traçabilité et à l’agriculture responsable. Dans certains segments (bio, vins, viande), des certifications spécifiques et indications géographiques renforcent la valorisation des produits sur les marchés internationaux.
Source : COPAL, presse spécialisée, acteurs locaux (31/05/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le plus simple, pour un exportateur français qui souhaite vendre ses solutions et équipements sur le marché argentin est de passer par un importateur-distributeur local. Dans ce cas, toutes les procédures d’importation, taxes et dédouanement incombent à l’importateur. Il est conseillé de choisir un importateur-distributeur qui puisse assurer un service après-vente (avec des techniciens locaux, de manière à répondre le plus vite possible aux besoins de ses clients).
Pour certains types d’équipements, l’importation est directement réalisée par les industriels, qui se chargent des démarches d’importation auprès des autorités. L’exportateur français peut également décider de s’implanter directement en Argentine en ouvrant des locaux. Il devra s’acquitter des démarches qui incombent à l’importateur.
La réglementation spécifique
En Argentine, plusieurs réglementations régissent les machines de transformation des aliments pour garantir la sécurité et la qualité des produits. Le Code Alimentaire Argentin établit les exigences d’hygiène et de sécurité pour la production et le traitement des aliments. Le Règlement (CE) 852/2004, bien qu’européen, sert de référence pour les bonnes pratiques d’hygiène dans l’industrie alimentaire.
Les normes du SENASA régulent les aspects sanitaires et de qualité des produits agroalimentaires, y compris les machines utilisées dans leur transformation. Ces réglementations couvrent la manipulation, le traitement, l’emballage et le stockage des aliments, assurant le respect des standards de qualité et de sécurité.
Niveau de taxation
Dans le cadre de l’accord UE–Mercosur, une réduction progressive des droits de douane est prévue sur une large gamme de biens industriels, incluant les équipements agroalimentaires, avec des démantèlements tarifaires échelonnés sur plusieurs années.
Source : Tarifar, presse locale, acteurs locaux (31/05/2026)