Les fondamentaux
L’agriculture représente 3,5 % du PIB chilien en 2025. Le pays, qui compte près de 20 millions d’habitants, bénéficie d’un environnement des affaires favorable. Le marché des cultures végétales est dominé par l’industrie fruiticole, qui couvre environ 373 000 ha, soit près du double de la superficie observée il y a 20 ans. À cela s’ajoutent près de 400 000 ha de cultures céréalières, principalement destinées à la consommation intérieure.
Les exportations de fruits ont dépassé 7 Mds USD en 2024, portées notamment par les cerises, raisins, pommes, agrumes, avocats et fruits à coque. Le secteur est toutefois confronté à plusieurs défis, parmi lesquels la raréfaction de la main-d’œuvre, le stress hydrique et l’adaptation au changement climatique. Les épisodes météorologiques extrêmes et l’évolution des conditions climatiques favorisent également l’apparition de nouvelles pressions sanitaires sur les cultures.
Afin de répondre à ces enjeux, les producteurs investissent dans des solutions innovantes de gestion de l’eau, d’irrigation de précision, de robotique agricole et de surveillance des cultures. La filière poursuit par ailleurs sa stratégie de valorisation internationale à travers la marque« Frutas de Chile », avec l’ambition de renforcer le positionnement du pays comme fournisseur mondial de produits agricoles durables, compétitifs et à forte valeur ajoutée.
Opportunités pour l'offre française
Le marché chilien offre un important potentiel aux entreprises françaises. Les besoins portent sur l’irrigation de précision, la mécanisation, les capteurs connectés, les bio intrants, les outils de gestion intégrée des cultures, et les solutions de valorisation post-récolte. La pénurie de main-d’œuvre et les contraintes environnementales stimulent la demande en solutions durables et innovantes.
Le Chili étant importateur net de machines agricoles, les agroéquipements français ont une vraie carte à jouer, d’autant plus que la qualité, la fiabilité et la durabilité; sont des critères de plus en plus valorisés par les exploitants chiliens.

Source : SAG, image : https://www.rln.cl/nacional/68694-la-cereza-se-posiciona-como-la-favorita-de-la-produccion-fruticola-en-chile/
(02/08/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
L’optimisation des ressources est au cœur des préoccupations chiliennes. Les producteurs attendent des solutions limitant l’impact environnemental : réduction des intrants chimiques, irrigation raisonnée, efficacité énergétique. Les technologies de précision (capteurs, drones, outils d’aide à la décision) permettent une gestion ciblée et économe des cultures. L’emballage durable est également un axe en croissance.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
La loi REP impose une responsabilité élargie des producteurs sur la gestion de leurs déchets, notamment d’emballage. Les exploitations doivent également obtenir des autorisations d’exploitation de l’eau, respecter des quotas d’irrigation et adopter des pratiques favorables à la biodiversité. L’étiquetage environnemental devient obligatoire pour certains produits.
Étiquetage environnemental : le Chili a mis en place un système d'étiquetage environnemental pour les produits agricoles, y compris les produits végétaux.
Labels et certifications
Le Chili dispose de plusieurs certifications :
- certificación de Sustentabilidad Agrícola ;
- certificación Orgánica ;
- certificación de Agricultura Regenerativa (depuis 2024) ;
- fairtrade ;
- indication Géographique (IG) et Dénomination d'Origine (DO) (ex. : citron de Pica, huile d’olive de Huasco).

Source : ODEPA/Portal Fruticola/INAPI, SAG (02/08/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Les partenaires à cibler en priorité sont les distributeurs spécialisés dans le matériel agricole, les importateurs d’intrants, les coopératives agricoles ainsi que les grandes exploitations fruitières.
Une prospection directe s’avère pertinente, notamment lorsqu’elle est couplée à une présence sur les principaux salons techniques du secteur, tels que la Feria de Rancagua, Fruittrade ou encore Expo Chile Agrícola.
La réglementation spécifique
Il n’existe pas de barrière réglementaire majeure à l’importation d’agroéquipements. Les procédures d’enregistrement sont digitalisées.
Niveau de taxation
Grâce à l’accord UE-Chili, les équipements européens sont exonérés de droits de douane ; seule la TVA locale de 19 % s’applique.
Source : SAG (02/08/2026)