Les fondamentaux
Le Maroc dispose de 25 aéroports, dont 19 internationaux, répartis sur l’ensemble du territoire national.
Trafic passagers : en 2025, les aéroports marocains ont accueilli un nombre record de 36,3 millions de passagers, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024. Cette dynamique s’est poursuivie début 2026, avec 5,9 millions de passagers enregistrés à fin février, en progression de 7,9 % sur un an.
Capacité actuelle : la capacité d’accueil du réseau aéroportuaire marocain est estimée à environ 40 millions de passagers par an. Dans le cadre de la stratégie « Aéroports 2030 », d’importants projets d’extension sont engagés pour accompagner la croissance du trafic.
Contribution économique : selon les dernières données disponibles, publiées par l’IATA en 2025 sur la base de l’année 2023, le secteur aérien et le tourisme associé contribuent à hauteur de 7,9 % à l’économie nationale, soit 11,2 milliards de dollars, et soutiennent environ 856 000 emplois.
Chiffres clés
36,3 millionspersonnes
Nombre de passagers en 2025
2,7 milliards d'euros
Exportations 2025 (aéronautique)
38 000personnes
Emplois directs en 2025
Opportunités pour l'offre française
- Développement des infrastructures :
Extension des principaux aéroports, notamment Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Rabat et Tétouan. Construction de nouveaux terminaux, pistes et équipements associés. Développement des connexions ferroviaires, dont la liaison LGV avec l’aéroport Mohammed V.
- Amélioration de l’expérience passager :
Digitalisation de l’enregistrement, de l’embarquement et du contrôle. Déploiement de solutions biométriques, de gestion des flux, de bornes automatiques et de nouveaux services commerciaux.
- Modernisation des opérations :
Besoins en traitement des bagages, navigation aérienne, contrôle du trafic, sûreté, cybersécurité, maintenance et assistance au sol.
- Durabilité et décarbonation :
Développement de bâtiments plus sobres, d’énergies renouvelables, de solutions d’efficacité énergétique et d’équipements réduisant l’empreinte carbone des aéroports.
Source : Haut-Commissariat au Plan – Coface - Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie Numérique, Finance News, (23/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les projets aéroportuaires recherchent des solutions éprouvées, adaptées à la forte croissance du trafic. Les besoins portent sur la gestion automatisée des flux, la biométrie, le traitement des bagages, la sûreté, la cybersécurité et la navigation aérienne. Une expertise est également attendue en matière d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables, de réduction des émissions et de conception durable des terminaux. Les entreprises capables d’assurer l’intégration, la maintenance, la formation et le transfert de compétences disposent d’un avantage.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
La loi n°11-03 fixe les principes généraux de protection de l’environnement et de lutte contre les pollutions et nuisances.
La loi n°49-17 relative à l’évaluation environnementale encadre l’évaluation des impacts des projets, plans et programmes. Les projets d’extension ou de construction d’infrastructures aéroportuaires peuvent ainsi être soumis à une étude d’impact environnemental et à une enquête publique.
Le décret n°2-04-563 précise le fonctionnement des instances chargées d’examiner les études d’impact. Le décret n°2-04-564 fixe les modalités d’organisation des enquêtes publiques.
Labels et certifications
Les entreprises intervenant dans le secteur aéroportuaire doivent répondre aux normes techniques, environnementales et de sécurité prévues dans les cahiers des charges. Les certifications ISO 9001, ISO 14001 et ISO 45001 sont valorisées. L’ONDA déploie également les normes ISO 50001 pour la performance énergétique et ISO 27001 pour la sécurité des systèmes d’information. Selon les activités, le respect des normes et recommandations de l’OACI peut également être exigé. Par ailleurs, le label e-thiq@ peut constituer un atout pour les entreprises proposant des services numériques.
Source : CGEM , Charte de responsabilité sociétale et Label RSE, Bulletin Officiel du Royaume du Maroc, ONDA et OACI (23/07/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Répondre directement aux appels d’offres publiés par l’ONDA et les autres opérateurs du secteur.
Identifier un partenaire local, un intégrateur ou un représentant disposant de références auprès des donneurs d’ordre peut faciliter l’accès au marché, le suivi commercial et la maintenance des équipements.
Une implantation locale peut être pertinente pour les projets nécessitant une assistance technique durable, un service après-vente ou des délais d’intervention courts.
Enfin, une veille régulière sur les marchés publics et les programmes d’investissement est nécessaire pour anticiper les projets liés à la stratégie Aéroports 2030.
La réglementation spécifique
Les activités numériques du secteur aéroportuaire sont encadrées par la loi n°07-03, qui sanctionne les accès frauduleux, les entraves au fonctionnement et les atteintes aux données des systèmes informatiques.
La loi n°05-20 relative à la cybersécurité et la DNSSI encadrent la protection des systèmes d’information des administrations, des organismes publics et des infrastructures d’importance vitale. Elles sont directement pertinentes pour les opérateurs et infrastructures aéroportuaires concernés.
La loi n°09-08 encadre la collecte et le traitement des données à caractère personnel, ainsi que les obligations de sécurité et les formalités auprès de la CNDP.
Niveau de taxation
Exonération des droits de douane pour les produits industriels originaires de l'Union européenne, conformément à l'Accord d'association Maroc-UE.
TVA : 20 %.
Taxe parafiscale à l'importation : 0,25 %.
Source : Chambre de Commerce et d’Industrie Française au Maroc. Tous droits réservés.
Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADIL) (23/07/2026)