Les fondamentaux
Le Maroc est l’une des principales plateformes aéronautiques du monde. En 2005, le secteur aéronautique comptait des acteurs tels que les Ateliers de maintenance de la RAM et STELIA (anciennement EADS Maroc Aviation). Actuellement, environ 150 entreprises du secteur sont basées au Maroc ;
Depuis 2018, le Maroc est devenu le 1er exportateur en Afrique de produits aéronautiques et est considéré aujourd’hui comme le 5e pays le plus attractif pour l’installation des sous-traitants à travers le monde ;
Le taux d’intégration locale atteint l’objectif fixé en s’élevant à 42 %.
Opportunités pour l'offre française
Le Maroc Aéronautique 4.0 :
Le programme accompagne les entreprises dans leur transformation industrielle. Il favorise la digitalisation, le partage des savoir-faire et les synergies entre PME, experts technologiques, offreurs de solutions et centres d’innovation.
Écosystème Boeing :
L’accord conclu avec Boeing vise la création de 8 700 emplois et un impact économique de 1 Md EUR d’ici 2028. Plusieurs fournisseurs ont rejoint cet écosystème, dont Hutchinson et TDM Aerospace.
Main-d’œuvre :
L’IMA, l’ISMALA et l’OFPPT proposent des formations dédiées au MRO, à l’EWIS et à l’assemblage afin de répondre aux besoins en compétences de la filière.
Opportunités spécifiques :
Les besoins progressent dans les domaines de la décarbonation, de l’automatisation et de la digitalisation des procédés. Le dispositif d’assurance à l’export vers l’Afrique lancé en 2025 pourrait également soutenir le développement régional des entreprises implantées au Maroc.
Source : Haut-Commissariat au Plan – Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie Numérique –GIMAS (22/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
La Charte de responsabilité sociétale et le Label RSE mis en place par la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc ) pour reconnaitre les entreprises engagées sur cette voie et les encourager dans une démarche de progrès continu.
Malgré les bonnes intentions proclamées et des avancées incontestables enregistrées en matière de RSE, les entreprises marocaines marquent encore du retard par rapport aux enjeux RSE.
En 2025, la CGEM a également lancé le Label PME Responsable afin d’accompagner les petites et moyennes entreprises dans la structuration et la valorisation de leur démarche RSE.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Loi n° 11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de l’environnement : Elle fixe les principes généraux de prévention des pollutions, de protection des ressources naturelles et de gestion durable de l’environnement.
Loi n° 13-03 relative à la lutte contre la pollution de l’air : Les établissements industriels doivent limiter leurs émissions atmosphériques conformément aux valeurs et normes en vigueur.
Décret n° 2-09-286 : Il fixe les normes de qualité de l’air ainsi que les modalités de surveillance de la pollution atmosphérique.
Loi n° 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination : Elle encadre la collecte, le stockage, le transport, la valorisation et l’élimination des déchets. Les entreprises aéronautiques sont notamment concernées par les obligations applicables aux déchets dangereux.
Clés d'accès
La réglementation spécifique
Les cibles prioritaires sont les filiales de groupes internationaux, les équipementiers, les sous-traitants de rang 1 et 2 ainsi que les acteurs du MRO. Ils sont surtout implantés à Nouaceur, Casablanca et Tanger. Le GIMAS facilite l’identification des entreprises du secteur. L’offre doit répondre à un besoin précis de la chaîne de valeur locale. Les références aéronautiques, les certifications, la traçabilité et la maîtrise des délais sont indispensables. L’appui d’un partenaire facilite les prises de contact, le suivi des projets et le service après-vente. Les échanges directs avec les directions achats, industrielles et qualité sont à privilégier.
Niveau de taxation
Exonération des droits de douane pour les équipements et pièces originaires de l’Union européenne, sous réserve du respect des règles d’origine.
Exonération de la TVA dans certains cas, notamment pour les opérations réalisées en zone d’accélération industrielle ou dans le cadre de régimes fiscaux spécifiques.
Taxe parafiscale : 0,25 %.
Source : Chambre de Commerce et d’Industrie Française au Maroc. Tous droits réservés.
Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADIL) (22/07/2026)