Les fondamentaux
Israël poursuit en 2026 un programme d’investissements massif dans les infrastructures de transport, porté par l’État à travers le ministère des Transports, le ministère des Finances, NTA et Israel Railways. Malgré un contexte sécuritaire complexe, les grands projets nationaux sont maintenus et considérés comme une priorité stratégique. Le pays fait face à un déficit historique d’infrastructures, accentué par une forte croissance démographique et une concentration des activités dans la région métropolitaine de Tel-Aviv. La congestion routière demeure l’une des plus élevées de l’OCDE et représente un coût économique estimé à plusieurs milliards d’euros par an. Les investissements publics dans les transports dépassent désormais 4 milliards USD par an, avec une attention particulière portée aux modes de transport collectifs et durables. Le ferroviaire et les systèmes de transport guidé concentrent l’essentiel des budgets, notamment à travers l’électrification du réseau ferré, l’extension des lignes de tramway de Jérusalem, les projets de tramway à Haïfa-Nazareth, ainsi que le développement du métro de Tel-Aviv. Ce dernier constitue le plus grand projet d’infrastructure jamais lancé dans le pays, avec un budget estimé à près de 50 Mds USD, 150 km de lignes et 109 stations. En 2026, la phase de préqualification des premiers marchés d’infrastructure est engagée, avant le lancement des appels d’offres majeurs attendus à partir de 2027.
Investissements prévus pour le secteur ferroviaire en Israël
50 Mds USD150 km
Projet du metro de Tel Aviv
2 600 km voies300 M/an
Plan Israel Railways d'ici 2040
Opportunités pour l'offre française
Électrification des lignes du réseau ferré national : plan d’électrification des voies du réseau national existe qui permettra d’électrifier 420km de voies.
Développement du réseau ferré national : Israël Railways vise à doubler la taille de son réseau de chemins de fer d’ici à 2040. Le réseau passera de 1 232 km de voies en 2020 à 2 572 km en 2040, le nombre de stations de 68 à 120, et les rames de 139 à 511.
- Métro de Tel Aviv : plus grand projet d’infrastructure de l’histoire du pays, comparable au Grand Paris Express, il prévoit la construction de trois lignes souterraines (M1, M2 et M3), représentant environ 150 km de réseau et 109 stations pour desservir l’aire métropolitaine du Gush Dan. Son coût est estimé à près de 50 Mds USD. En 2026, la phase de préqualification (PQ) des premiers lots de travaux d’infrastructure (Infra I) a été lancée, marquant l’entrée du projet dans sa phase opérationnelle. Le lancement des préqualifications des lots Infra II est attendu courant 2026
Source : NTA / Israel Railways / Ministère des Transports / Service Économique de l’Ambassade de France en Israël
(30/06/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Pour réussir sur le marché israélien des infrastructures, il est essentiel de comprendre les spécificités locales. Les relations de confiance sont primordiales : les négociations sont directes mais transparentes. Trouver un partenaire local solide constitue un atout décisif pour accéder aux appels d’offres et gérer la complexité administrative. Les entreprises doivent respecter les normes israéliennes, parfois différentes des standards européens. La communication doit être rapide et claire, l’anglais servant de langue de travail. Enfin, la planification des projets doit tenir compte du calendrier local, notamment du shabbat et des fêtes juives.
La réglementation spécifique
Le ministère des Transports a défini que tous les AO sur des infrastructures de transport devront être conformes aux réglementations internationales. Les commanditaires israéliens , dans les grands projets actuels et à venir, favorise le mode PPP.
Le recours aux AO est obligatoire et le marché strictement surveillé (autorité antitrust, Contrôleur de l’État, etc.).
Cadre contractuel et organisation des appels d’offres du projet de metro de Tel Aviv :
• Procédures ouvertes aux entreprises internationales, avec une phase de présélection.
• Contrats sous cadre FIDIC, garantissant des conditions contractuelles équilibrées.
• Structure de partenariat flexible: les sociétés internationales peuvent candidater soit en tant qu’entité unique ou en association avec un partenaire local.