Les fondamentaux
En 2023, le secteur agroalimentaire a représenté 153,2 Mds GBP, tandis que les dépenses totales des consommateurs en alimentation et boissons alcoolisées ont atteint 300,4 Mds GBP, et que les exportations de produits alimentaires et de boissons se sont élevées à 24,4 Mds GBP.
En 2025, la main-d'œuvre du secteur s'est développée pour employer 4,1 millions de personnes, soit 11,7 % de l'emploi total en Grande-Bretagne. Toutefois, les consommateurs ont également dû faire face à une augmentation des coûts au cours de cette période, les prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées ayant progressé de 4,5 % au cours des 12 mois précédant décembre 2025.
En 2023 le Royaume-Uni est dépendant des importations sur le secteur agroalimentaire à hauteur de 45 % et environ 70 % des importations proviennent de l’UE.
Le Royaume-Uni a importé 64,1 Mds EUR de produits alimentaires en 2024 soit une croissance de 5 % par rapport à 2023, (France 57,3 Mds EUR, Irlande 4,01 Mds EUR et la Belgique 16,3 Mds EUR).
Les importations de produits gourmets et d'épicerie fine au Royaume-Uni s'élèvent à 5,61 Mds EUR en 2025 (5,39 Mds EUR en 2024, soit une augmentation de 3 %).
La France se positionne en tant que quatrième partenaire commercial pour les produits gourmets avec le Royaume-Uni en 2026.
Opportunités pour l'offre française
Les Marques De Distributeurs occupent une place importante avec 52 % des ventes. Elles répondent à la demande des consommateurs en quête de prix compétitifs et exigeants sur la qualité. Le marché est mature mais reste ouvert aux produits premiums et innovants. L’offre française, synonyme de savoir-faire, dispose d'un avantage comparatif majeur sur le segment des produits gourmets. Les consommateurs portent une attention accrue à la santé, avec une préférence pour les produits à haute teneur en fibres et protéines et une réduction du sucre.
Le secteur biologique dépend à plus de 60 % des importations. En 2024, le marché du bio a progressé de 7,3 %, atteignant une valeur de 3,7 Mds EUR (environ 10,1 M EUR dépensés quotidiennement). Pour 2025 et 2026, cette croissance devrait se stabiliser autour de 4 à 5 %, portée par les gammes bio des discounters (Aldi, Lidl) qui démocratisent l'accès à ces produits.
Le Royaume-Uni garde sa position de 2e marché européen pour les produits à base de plantes avec un chiffre d'affaires de 942 M EUR en 2023.
Les consommateurs préfèrent les alternatives naturelles, orientant ainsi le segment plant-based vers le Clean Label.
Source : S&P Global - GTA (Global Target Analysis) Connect (14/05/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les Britanniques sont à la recherche de produits alimentaires de qualité qui ne soient pas seulement pratiques, mais aussi sains et respectueux de l'environnement. Au cours des 12 derniers mois, l'une des tendances les plus marquantes a été la préoccupation croissante pour la santé. Les consommateurs deviennent plus soucieux du niveau de sucre, de sel, et de gras dans les produits qu'ils consomment, et ils essayent de plus en plus d'éviter les produits ultra-transformés.
À noter : les consommateurs sont de plus en plus conscients de l'impact de leur alimentation sur l'environnement et sur le bien-être animal.
Sur un marché britannique mature et très concurrentiel, la clé du succès pour les produits réside dans l'innovation, des prix plus compétitifs ou une qualité supérieure à celle des concurrents.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le Royaume-Uni renforce sa réglementation environnementale pour l'alimentaire via :
- la Responsabilité élargie des producteurs (EPR) pour les emballages, rendant les entreprises financièrement responsables de leur recyclage depuis 2025 ;
- une taxe sur les emballages plastiques (PPT) depuis 2022 pour encourager le recyclage et l'utilisation de plastique recyclé ;
- la collecte séparée des déchets alimentaires pour les entreprises (dès mars 2025) ;
- des objectifs de "Net Zéro" pour réduire les émissions.
Labels et certifications
La certification BRC et IFS sont très demandées pour les produits vendus sous MDD.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le Royaume-Uni présente un écosystème diversifié d'opérateurs - importateurs, agents, acheteurs et grossistes - définis par leurs spécificités (positionnement, typologie B2B, réseau logistique ou rôle de Food Business Operator).
Pour pénétrer ce marché, l’adaptation aux standards locaux (portions, packaging, recettes) est cruciale, tout comme le rapport qualité/prix, la régularité et la persévérance commerciale.
Face à des acheteurs sursollicités, une première approche par email est indispensable : elle doit mettre en avant vos avantages concurrentiels (USPs) et un benchmark précis des produits déjà référencés par le prospect pour démontrer votre valeur ajoutée.
La réglementation spécifique
Exporter vers le Royaume-Uni s’apparente désormais au «grand export» . Outre le rétablissement des formalités douanières, les changements affectant les exportateurs agroalimentaires sont divers et variés : TVA, certifications, indications géographiques, étiquetage, fiscalité, normes environnementales, sécurité alimentaire, etc.
Le Royaume-Uni a retrouvé son autonomie réglementaire, et il convient donc de connaître les particularités législatives qui peuvent désormais s’appliquer au secteur des produits gourmets.
Depuis le Brexit, les producteurs souhaitant commercialiser leurs produits sur le territoire britannique doivent impérativement avoir un «Food Business Operator» (souvent un importateur/distributeur) local britannique.
Niveau de taxation
Pas de TVA sur les produits alimentaires jugés essentiels (exemple : pâtes, fruits et légumes, etc.) ;
TVA sur les produits alimentaires non nécessaires : 20 % (ex : chocolat) ;
Pour plus de précisions : https://www.gov.uk/vat-businesses/vat-rates
Source : gov.uk (01/01/1970)