Les fondamentaux
Selon le MFDS, le marché coréen des dispositifs médicaux atteint 7,9 Mds EUR en 2025, en progression de 12,6 % sur un an. La production locale représente 8,2 Mds EUR, les exportations 5,1 Mds EUR et les importations 4,8 Mds EUR, soit plus de 60 % du marché intérieur, illustrant à la fois la puissance industrielle du pays et sa dépendance aux technologies médicales importées.
La Corée du Sud dispose d’un système de santé particulièrement développé. Les habitants enregistrent en moyenne près de 18 consultations médicales par an, un record parmi les pays de l’OCDE, et le pays compte 12,5 lits d’hôpital pour 1 000 habitants, l’un des niveaux les plus élevés au monde.
Le marché bénéficie de fondamentaux solides : vieillissement accéléré de la population, progression des maladies chroniques, modernisation des infrastructures hospitalières et soutien du système de remboursement public (NHIS/HIRA).
La part des personnes âgées de plus de 65 ans représente 20 % de la population en 2026, tandis que le taux de fécondité (0,8) demeure parmi les plus faibles au monde. Cette évolution démographique stimule la demande en équipements médicaux, solutions de diagnostic, dispositifs de suivi des patients et technologies favorisant l’autonomie et la qualité de vie.
Importations de dispositifs médicaux en Corée du Sud en 2025
Ce visuel met en avant les principaux partenaires de la Corée du Sud en termes d'importations en 2025.
Opportunités pour l'offre française
Le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et la pression croissante sur le système de santé soutiennent la demande en dispositifs médicaux innovants.
Malgré le développement rapide de l’industrie locale, la Corée du Sud demeure fortement dépendante des importations pour de nombreux équipements et dispositifs à haute valeur technologique, les importations représentant plus de 60 % du marché en 2025.
L’intelligence artificielle médicale, les logiciels médicaux, les dispositifs médicaux numériques, les thérapies digitales, la robotique, la télésurveillance et l’automatisation des diagnostics constituent des segments prioritaires, soutenus par le Digital Medical Products Act et les investissements publics en innovation.
Les entreprises françaises disposent également d’opportunités dans l’imagerie médicale, les biomatériaux, les dispositifs médico-chirurgicaux spécialisés et les technologies de diagnostic avancé, domaines où l’expertise française bénéficie d’une image favorable auprès des acteurs coréens.

Source : KOFICE, OCDE, IHS Markit, Presse locale, Euromonitor (15/08/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le marché coréen privilégie les dispositifs médicaux apportant un bénéfice clinique démontré, une amélioration des parcours de soins et une forte valeur technologique.
Les établissements de santé recherchent des solutions intégrant l’intelligence artificielle, l’automatisation des diagnostics, l’analyse de données, l’interopérabilité avec les systèmes hospitaliers et le suivi à distance des patients.
Les attentes sont particulièrement fortes dans l’imagerie médicale, le diagnostic in vitro, les dispositifs numériques, la robotique et les solutions dédiées au vieillissement de la population.
L’évaluation médico-économique, la cybersécurité, la traçabilité et la qualité des données deviennent des critères différenciants. Les entreprises étrangères doivent également démontrer leur capacité à accompagner les exigences de remboursement et de suivi post-commercialisation.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Les fabricants doivent intégrer l’évolution du cadre coréen en matière d’économie circulaire et de gestion des déchets. Les amendements récents à l’Act on Resource Circulation of Electrical and Electronic Equipment and Vehicles renforcent progressivement les obligations liées au recyclage des équipements électriques et électroniques ainsi qu’au contrôle des substances dangereuses.
Les emballages sont également soumis aux dispositifs de responsabilité élargie du producteur (EPR). Au-delà de la conformité réglementaire, les acteurs du secteur sont de plus en plus attendus sur l’éco-conception, la réduction des déchets, la traçabilité des matériaux, l’efficacité énergétique et la durabilité des équipements. Ces évolutions s’inscrivent dans l’objectif national de neutralité carbone à l’horizon 2050 et dans la montée en puissance des critères ESG dans les achats publics et hospitaliers.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’accès au marché coréen peut faire l’objet de procédures relativement complexes, il est de ce fait impératif pour les fabricants étrangers ne disposant pas de bureau de représentation de s’appuyer sur un agent-importateur-distributeur enregistré auprès de la Korea Medical Devices Industry Association (KMDIA). Ce représentant prendra en charge toutes les démarches d’enregistrement des dispositifs médicaux pour le compte de l’entreprise.
Le « French Healthcare Korea » réunit des PME et des grandes entreprises françaises du secteur de la santé afin de promouvoir le savoir-faire et la technologie française, défendre des intérêts communs et apporter un soutien aux entreprises françaises qui s’intéressent au marché coréen en copilotage avec Business France.
La réglementation spécifique
Niveau de taxation
Les dispositifs médicaux sont soumis à des règles d’étiquetage et d’emballage selon les Regulations on Indication and Labelling of Medical Device. Cette réglementation spécifie la taille, l’espacement et les mentions qui doivent apparaitre sur la boîte, étiquette et notice d’utilisation.
En vertu de l’accord de libre-échange Corée-UE, la quasi-totalité des droits de douanes sur les appareils et dispositifs médicaux importés en Corée du Sud ont été supprimés.
Le taux de TVA est fixé à 10 %.

Source : MFDS, Douanes coréennes (15/08/2026)