Les fondamentaux
Le marché pharmaceutique brésilien reste l’un des plus dynamiques au monde, porté par la taille de la population, le vieillissement, les maladies chroniques et l’élargissement à l’accès aux soins. IQVIA/Sindusfarma estime que la population âgée de 65 ans et plus atteint 24,7 M de personnes aujourd’hui et pourrait atteindre 50 M en 2050, ce qui soutient la demande en médicaments pour le diabète, l'hypertension, l'oncologie, le cardiométabolisme, la neurologie, l'obésité et les maladies auto-immunes.
Le secteur bénéficie de 2 moteurs essentiels : d’une part, le canal officinal, porté par les pharmacies, les génériques, les médicaments de prescription, les produits OTC, les dermocosmétiques et l’e-pharma ; d’autre part, le canal institutionnel, notamment les hôpitaux, cliniques, achats publics et programmes de santé. Les pharmacies restent un canal clé : le pays compte plus de 93 000 pharmacies, les ventes en ligne représentent déjà 18,7 % du marché selon IQVIA/Sindusfarma, et les acteurs du retail investissent dans la digitalisation, l’intelligence artificielle, les systèmes de gestion et l’omnicanal.
Opportunités pour l'offre française
Les grands laboratoires brésiliens qui développent des biosimilaires ou des traitements innovants, sont en quête de partenaires internationaux, pouvant leur apporter des solutions afin de mener à terme leur développement. Le niveau de formation du personnel scientifique du secteur pharmaceutique et de santé est élevé au Brésil, mais des carences existent, notamment en matière de gestion des procédures ; ainsi, pour les grands laboratoires, le recours à des CROs est important.
Plus généralement, les grands acteurs sont constamment à la recherche de partenaires étrangers pouvant les accompagner dans leurs processus de R&D.
Le secteur des biotechnologies est l'une des priorités du gouvernement brésilien : face à une balance commerciale très déficitaire dans le secteur, il souhaite renforcer la production nationale de médicaments issus de la biotechnologie, et imposer le Brésil comme un acteur de poids dans le secteur.
Source : Profissaobiotec, Pôle BioRio, APEX (30/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Niveau de la demande et sensibilité du marché : modérée
Importance de la RSE dans les appels d’offre : modérée
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Aucune réglementation spécifique n’est de vigueur au Brésil concernant l’industrie pharmaceutique et les enjeux environnementaux. Une initiative individuelle récente peut être saluée :
Eurofarma, multinationale du secteur au capital 100 % brésilien, est devenue en 2021 le premier laboratoire pharmaceutique à neutraliser 100% ses émissions directes de CO2. L'action, outre la neutralisation des émissions, bénéficie à deux projets de protection de l'Amazonie, de préservation de la biodiversité et de soutien au développement social, grâce à l'acquisition de crédits carbone.
Labels et certifications
L’enregistrement auprès de l’ANVISA (l’Agence Nationale de la Vigilance Sanitaire) est obligatoire pour tout médicament ou produit pour la santé.
Source : N/D (01/01/1970)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Une entreprise non brésilienne du secteur de la santé ne peut commercialiser directement ses produits dans le pays. Les démarches commerciales, ainsi que les formalités administratives doivent en conséquent être confiées à un importateur/distributeur ou un agent.
L’importation et la distribution des médicaments est généralement prise en charge par les laboratoires. Les pharmacies n’importent pas en direct.
La réglementation spécifique
Pour exporter vers le Brésil des médicaments, des produits associés (fournitures médicales, réactifs de laboratoire, équipements et appareils médicaux, produits destinés à la correction esthétique), des matières premières pharmaceutiques et des désinfectants, il est impératif que ces produits médicaux soient préalablement enregistrés auprès de l’Agence Nationale de la Vigilance Sanitaire (ANVISA) et du ministère de la Santé du Brésil afin qu’ils puissent être commercialisés.
La principale devise utilisée à l'importation est le dollar. Les autres devises (EUR et JPY) servent de monnaie de facturation pour les opérations entre le Brésil et chacun des pays émetteurs de ces devises.
Niveau de taxation
La taxe sur les médicaments importés varie de 0 à 14% en fonction de la disponibilité/besoin sur le marché national. L’exemption de droits de douane (II) peut être accordée dans le cas où le produit importé n’a pas d'équivalents nationaux.
Accord UE-Mercosur : la baisse ne doit pas être présentée comme automatique : elle dépend du code NCM du produit, de son origine préférentielle UE et du calendrier de démantèlement applicable à la ligne tarifaire concernée.
L’accord ne modifie pas les taxes internes brésiliennes : IPI, PIS/Cofins-Importation, CBS, ICMS/IBS restent hors champ du démantèlement tarifaire ; seule la taxe douanière d’importation (II) est directement concernée par l’accord.
Source : ANVISA, Fazcomex (30/07/2026)