Les fondamentaux
En 2025, le Chili, pays de 20 millions d’habitants, poursuit sa trajectoire de transition énergétique en s’affirmant comme l’un des leaders régionaux des énergies renouvelables. Le pays, historiquement dépendant des énergies fossiles importées, a profondément transformé son mix énergétique au cours de la dernière décennie. En 2024, plus de 60 % de la production électrique provenait d’énergies renouvelables, et ce chiffre est appelé à croître fortement grâce à une politique volontariste et à l’afflux massif d’investissements étrangers.
Le Système Électrique National (SEN), qui couvre plus de 97 % de la population, est la colonne vertébrale du réseau énergétique chilien. Ce réseau intègre l’électricité issue d’un large éventail de sources : solaire (photovoltaïque et thermique), éolien, hydroélectrique, géothermique et biomasse. La région d’Antofagasta concentre une grande partie des installations solaires, tandis que Magallanes et Biobío se démarquent pour leur potentiel éolien. La ressource solaire du désert d’Atacama est considérée comme la plus performante du monde, selon El País (2025).
Evolution des énérgies renouvelables au Chili en 2024
Électricité provenant de sources à faibles émissions de carbone : 70 %
Électricité provenant de sources fossiles : 30 %
Opportunités pour l'offre française
Dans un contexte de modernisation accélérée du système énergétique chilien, les opportunités pour les entreprises françaises sont nombreuses :
- solutions de stockage (batteries, hydrogène, volant d’inertie) ;
- technologies de régulation, pilotage intelligent et monitoring des réseaux ;
- ingénierie environnementale et évaluation d’impact ;
- composants spécialisés pour les centrales photovoltaïques et éoliennes ;
- projets de production et certification d’hydrogène vert.
Source : • https://elpais.com/chile/2025-07-24/domar-el-sol-la-posibilidad-para-el-desarrollo-chileno-que-duerme-en-el-desierto-de-atacama.html
• www.iea.org (06/08/2025)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les attentes du secteur incluent des solutions sobres en carbone, intégrables dans des zones écologiquement sensibles, avec un haut niveau d’exigence ESG. L’optimisation de la consommation d’eau, la consultation des communautés locales et le respect des normes environnementales sont désormais incontournables. La loi climat chilienne renforce la transparence, l’évaluation d’impact, et l’intégration des critères sociaux dans l’octroi des permis. Les entreprises capables de proposer des modèles circulaires ou des innovations technologiques se démarquent.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le Chili dispose d’un cadre juridique clair. La loi 20.257 fixe des quotas de production renouvelable, associés à un système de certificats verts. Les projets doivent obtenir une RCA (Resolución de Calificación Ambiental) délivrée après évaluation d’impact. La Commission nationale de l’énergie (CNE) et la Superintendance de l’électricité et des combustibles (SEC) assurent le contrôle technique et réglementaire. Depuis 2025, une réforme a simplifié l’octroi des permis environnementaux, accélérant les délais de mise en œuvre.
Source : • https://lowcarbonpower.org/fr/region/Chili
• Chile Economic Survey 2025 : https://www.oecd.org (06/08/2025)
Clés d'accès
La réglementation spécifique
Le secteur énergétique bénéficie d’un cadre incitatif : déductions fiscales sur les équipements verts, amortissement accéléré pour les investissements dans les renouvelables, exonérations de TVA sur certains composants importés.
Niveau de taxation
L’impôt sur les sociétés est de 27 %, la TVA standard de 19 %, et les droits de douane moyens de 6 %. Par ailleurs, dans le cadre de l’accord de libre-échange actualisé avec l’Union européenne : près de 99 % des positions douanières sont libres des taxes à l'entrée au Chili. La réforme fiscale en cours pourrait introduire une modulation des taxes selon l’empreinte carbone des projets.
Source : • Loi de simplification des permis : https://www.reuters.com/world/americas/chile
• OCDE - https://www.oecd.org
(06/08/2025)