Les fondamentaux
L’Arabie saoudite poursuit une transformation énergétique ambitieuse dans le cadre de la Vision 2030 et de la Saudi Green Initiative, avec pour objectif de porter les énergies renouvelables à 50 % du mix électrique d’ici 2030, le reste étant assuré par le gaz naturel afin de réduire l’usage des combustibles liquides dans la production d’électricité. Ce développement est piloté par le National Renewable Energy Program (NREP), sous la supervision du ministère de l’Énergie, avec l’appui du Public Investment Fund (PIF), d’ACWA Power et de la Saudi Power Procurement Company (SPPC).
Le déploiement des énergies renouvelables s’accélère fortement à travers les appels d’offres de la SPPC. À fin 2025, le Royaume avait contractualisé 43,2 GW de capacités renouvelables, dont 12,3 GW déjà raccordés au réseau, tandis que les capacités mises en appel d’offres atteignaient environ 64 GW. Ces projets contribuent à soutenir l’ambition nationale de développer jusqu’à 130 GW de capacités renouvelables d’ici 2030.
L’efficacité énergétique constitue le second pilier de cette transition, via les programmes du Saudi Energy Efficiency Center (SEEC) et de Tarshid dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie et des transports. L’Arabie saoudite vise par ailleurs la neutralité carbone à l’horizon 2060.
Parallèlement, l’Arabie saoudite investit massivement dans le stockage d’énergie. Mis en service en 2025 par la Saudi Electricity Company (SEC), le projet Bisha (500 MW / 2 000 MWh), composé de 122 unités de stockage, figure parmi les plus grands systèmes de stockage par batteries au monde.
Répartition des capacités renouvelables visées à l'horizon 2030
45 %
Solaire Photovoltaique
24 %
Autres technologies/stockage
Opportunités pour l'offre française
L’offre française peut se positionner sur les segments à forte valeur ajoutée de la transition énergétique, plutôt que sur la fabrication standardisée de panneaux photovoltaïques largement dominée par les acteurs asiatiques. Les sociétés françaises disposent d’atouts reconnus dans l’ingénierie énergétique, les réseaux intelligents, le stockage, l’hydrogène, la cybersécurité des réseaux, l’efficacité énergétique industrielle, les audits, les ESCO, les systèmes de monitoring ainsi que la gestion de la chaleur et du froid. Ces expertises répondent directement aux priorités du Royaume. Les opportunités concernent notamment l’ingénierie de projets renouvelables, le stockage, les systèmes hybrides, la maintenance prédictive et l’optimisation des centrales, mais aussi les bâtiments publics, hôpitaux, universités, hôtels, sites industriels, data centers, zones logistiques et mégaprojets.

Source : Ministère de l'Énergie, SPPC, PIF, GASTAT (30/12/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
La réglementation saoudienne autorise les entreprises étrangères à vendre directement à des clients publics et privés en Arabie saoudite. Toutefois, dans de nombreux secteurs, le recours à un distributeur, un partenaire local ou la création d'une présence commerciale locale demeure un levier important pour accéder au marché, développer les relations commerciales et répondre aux exigences de certains appels d'offres.
Les investisseurs étrangers peuvent détenir jusqu'à 100 % du capital dans la plupart des secteurs ouverts, sous réserve de l'obtention d'une licence du MISA. Ils peuvent opérer via différentes structures, notamment des filiales, succursales, bureaux techniques ou sièges régionaux (RHQ).
La réglementation spécifique
Depuis le 1er janvier 2024, les multinationales souhaitant accéder aux marchés publics saoudiens doivent en principe disposer d’un siège régional (RHQ) en Arabie saoudite, sous réserve de certaines exemptions autorisant la participation d’entreprises non établies localement à des appels d’offres spécifiques.
L'impôt sur les sociétés (Corporate Income Tax) est fixé à 20 % sur les bénéfices imposables attribuables aux actionnaires étrangers. Les actionnaires saoudiens et ressortissants des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) sont soumis à la zakat. Dans les sociétés à actionnariat mixte, l'impôt sur les sociétés et la zakat s'appliquent respectivement aux parts détenues par les investisseurs étrangers et les investisseurs saoudiens/CCG.
Niveau de taxation
La TVA a été introduite le 1er janvier 2018 à un taux de 5 %, porté à 15 % depuis le 1er juillet 2020.
Le développement des infrastructures énergétiques saoudiennes repose largement sur des partenariats avec le secteur privé. Les projets de production d’électricité, notamment dans les énergies renouvelables, sont majoritairement réalisés sous forme d’Independent Power Projects (IPP), dans lesquels des consortiums privés financent, développent, détiennent et exploitent les installations dans le cadre de contrats d’achat d’électricité de long terme conclus avec la Saudi Power Procurement Company (SPPC). Les projets du National Renewable Energy Program (NREP) sont attribués par appels d’offres compétitifs. Le modèle BOO (Build, Own, Operate) domine, tandis que certaines infrastructures de réseau, de stockage ou stratégiques peuvent également être développées selon des schémas PPP, BOT ou EPC.
Source : Ministry of Investment (MISA), General Authority of Zakat & Tax, Ministry of Energy, Presse locale (30/12/2025)