Les fondamentaux
Sur le plan géographique, l’Italie allie zones montagneuses (Alpes, Apennins) et littoraux étendus, mais subit régulièrement inondations, sécheresses et pollution de l’air (pic de PM10 dans la plaine du Pô).
Climat : 2025 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée en Italie depuis 1961, avec une température moyenne de 13,6° C, supérieure de 1,03 °C par rapport à la période de référence 1991–2020.
Eau : Selon les derniers rapports officiels en la matière, les prélèvements d’eau potable pour usage domestique ont atteint 8,87 Mds m³ en 2024, soit 411 L par habitant et par jour. Le réseau national de distribution, long d’environ 425 000 km, souffre de pertes élevées, atteignant environ 42 % du volume injecté dans le réseau.
Déchets : En 2024, la production nationale de déchets spéciaux en Italie s’est élevée à 172,05 Mt, dont 161,26 Mt de déchets non dangereux et 10,8 Mt de déchets dangereux, tandis que les déchets urbains ont atteint 29,9 Mt. Le traitement des déchets spéciaux a concerné 187,2 Mt, incluant les stocks et les importations, avec un taux de valorisation de 85 %.
Air : Malgré l’amélioration de la qualité de l’air et le respect des limites annuelles de PM10 (40 µg/m³) et de PM2,5 (25 µg/m³) dans toutes les régions italiennes, de nombreux dépassements ponctuels dans certaines zones subsistent. La lutte anti-pollution passe par le développement de transports propres et le financement de systèmes de filtration dans l’industrie.
Transition écologique
Les chiffres des principaux enjeux environnementaux sur le territoire
193,8 M TONNES
Volumes de déchets produits / an
42 %
Pertes d’eau potable dans les réseaux
987 M EUR
Investissement industriels pour la protection env.
Opportunités pour l'offre française
Eau : Le secteur italien de l’eau reste confronté au vieillissement des infrastructures et à d’importantes pertes réseaux. Ces enjeux stimulent la demande en solutions de détection de fuites, digitalisation, traitement avancé des eaux usées. Les nouvelles réglementations européennes renforcent également les besoins en surveillance sanitaire et en pilotage intelligent des stations d’épuration.
Air : La qualité de l’air demeure un enjeu majeur, notamment dans la plaine du Pô. Les transports routiers restent une source importante d’émissions, tandis que les nouvelles normes européennes imposent des seuils plus stricts. Cette évolution favorise le recours à des capteurs et technologies de réduction des émissions.
Déchets : Le Programme national de gestion des déchets (2022-28), encourage le développement de l’économie circulaire, du recyclage et des capacités de traitement. Les investissements visent en priorité le renforcement des infrastructures dans le Centre et le Sud du pays. Les opportunités concernent notamment le recyclage matière, la valorisation des biodéchets, la traçabilité des déchets et la modernisation des installations.
Source : ISTAT, UTILITATIS, SNPA, ISPA (30/06/2026)
Responsabilité sociétale
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le cadre italien est fortement aligné sur les objectifs européens en la matière, notamment à travers le Pacte vert européen, Fit for 55, la directive sur la qualité de l’air (2024/2881) et la directive sur les eaux résiduaires (2024/3019). Le Plan national intégré pour l’énergie et le climat (PNIEC) final, transmis en juillet 2024, fixe un objectif de 39,4 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’ici 2030, avec des implications directes sur la décarbonation industrielle, l’efficacité énergétique et la mobilité durable. Pour l’air, la directive 2024/2881, applicable à partir de 2030, impose des seuils plus stricts, même dans des zones actuellement conformes. Pour l’eau et les déchets, les investissements répondent à la fois aux obligations européennes et aux réformes PNRR.
Labels et certifications
EEA – EUROPEAN ENERGY AWARD : certification européenne accompagnant les collectivités dans l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la transition durable. Début 2024, 45 communes italiennes participaient au programme EEA, dont 23 labellisées et 5 Gold.
Parmi les normes internationales pertinentes figurent :
ISO 37101 : gestion du développement durable des villes ;
ISO 37120 : indicateurs pour les services urbains et la qualité de vie ;
ISO 37154 : bonnes pratiques pour les infrastructures intelligentes ;
ISO 37157 : transports intelligents pour les villes compactes.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’approche doit privilégier les partenaires capables d’ouvrir l’accès aux appels d’offres et aux opérateurs locaux : multi-utilities, gestionnaires de réseaux hydriques, sociétés de traitement des déchets, EPC, intégrateurs, bureaux d’ingénierie, distributeurs techniques et ESCo. Pour toute réussite, une implantation locale ou un partenaire italien référencé est souvent déterminant.
Le Nord reste la porte d’entrée naturelle grâce à la densité industrielle et aux grands opérateurs, mais le Centre et le Sud offrent des besoins plus marqués en modernisation des infrastructures.
Le salon incontournable du secteur est Ecomondo à Rimini (3–6 novembre 2026).
Niveau de taxation
Les sociétés de capitaux sont assujetties à deux impôts différents : l’IRES (impôt sur le revenu des sociétés) et l’IRAP (impôt régional sur les activités productives). L’IRES est déduit à un taux de 24 % sur les bénéfices, tandis que l’IRAP varie régionalement, mais est généralement déduit à hauteur de 3 à 5 %.
Les entreprises individuelles sont assujetties à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPEF), déduite à un taux progressif variant de 23 % à 43 %.
La TVA est due sur tous les biens et services ; trois taux coexistent : le taux standard de 22 %, le taux de 5 % pour les produits alimentaires de première nécessité, le taux de 10 % pour la distribution d’électricité/gaz à usage domestique et pour les services reconnus d’utilité publique.
Source : AGENZIA DELLE ENTRATE (30/06/2026)