Les fondamentaux
En 2023, le parc nautique italien représentait un peu plus d’1/3 du parc français (527 000 unités au total).
Le nombre des bateaux immatriculés s’élevait à 81 716 unités, enregistrant ainsi une hausse de 252 unités par rapport à 2022. La répartition reste stable : 75,8 % sont des embarcations à moteur, 24 % à voile et 0,2 % des navires de plaisance. Les embarcations de moins de 12 mètres représentent 71,5 % du total, tandis que les unités de plus de 24 mètres sont marginales (0,2 %), confirmant que la majeure partie des superyachts produits en Italie est destinée à l’exportation. Le nombre d’unités non immatriculées est estimé à 391 249, toutes typologies confondues.
En ce qui concerne la capacité d’accueil, l’Italie comptait 795 structures portuaires en 2023, pour un total de 169 368 places d’amarrage.
Ces installations comprennent 465 ports touristiques à usage mixte. Les infrastructures sont principalement concentrées en Sicile (143 structures), en Sardaigne (118), ainsi qu’en Ligurie et en Campanie (71 chacune). Cependant, ce sont la Sardaigne (22 899 places), la Ligurie (21 290) et la Sicile (18 482) qui disposent du plus grand nombre de postes d’amarrage.
L’ensemble du secteur des services portuaires devrait enregistrer une croissance de 2 à 3 % en 2024.
Les chiffres prévisionnels pour les accessoires et les moteurs indiquent une stabilisation du marché.
L’activité de location (charter) devrait par contre connaitre une croissance importante (plus sur la valeur que sur le nombre de semaines de location), probablement en tirée par la hausse de la fréquentation touristique.
Chiffres du secteur
784
Nombres de ports de plaisance
166 035
Nombres de places d'amarrage
Opportunités pour l'offre française
On observe une divergence croissante entre un marché du nautisme haut de gamme et un plus modeste en Italie. D'un côté, les yachts et les embarcations de luxe continuent de cibler une clientèle de plus en plus restreinte à l'échelle nationale, mais importante à l'échelle internationale.
D'un autre côté, les petits bateaux de plaisance et les articles de loisirs flottants attirent une clientèle italienne en expansion.
Cependant, le développement de ces activités est entravé par 2 principaux obstacles :
- Tout d'abord, l'absence d'implication des autorités publiques, notamment au niveau communal, car elles ne gèrent ni les bases nautiques, ni les centres de formation ou les activités récréatives liées au nautisme.
- La plupart des espaces d'accès à la mer - les marinas ou les plages - sont concédés en concession par les autorités publiques, laissant aux opérateurs privés la responsabilité du développement des services qu'ils souhaitent y proposer.
Source : Agenparl
La nautica in cifre - CONFINDUSTRIA NAUTICA
FIN (Fédération des Industries Nautiques)
(23/07/2025)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
La durabilité prend de l'ampleur dans le secteur nautique en Italie avec l'introduction de nouvelles formes de propulsion réduisant l'impact environnemental. Des bateaux à voile hybrides aux moteurs électriques et à hydrogène, l'industrie recherche des solutions garantissant performances sans compromettre le respect des écosystèmes marins. L'énergie solaire et les éoliennes marines commencent également à être utilisées sur les bateaux de plaisance, ouvrant la voie à un avenir plus vert.
Dans la recherche de ses fournisseurs, l’industrie italienne recherche l’innovation et la proximité en termes de service, car les partenaires sont amenés à adapter leurs technologies aux projets et à intervenir directement sur les chantiers des bateaux en construction pour effectuer le montage. Lorsque le fournisseur est étranger et peu connu, il est indispensable de présenter des références de renom en France ou à l’étranger.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Les chantiers navals italiens se sourcent en direct auprès des producteurs italiens ou étrangers, sans intermédiaire.
En général, les fournitures de matériel « classique » sont sourcées auprès d’entreprises locales (aménagement) ou de grandes entreprises mondiales (fournitures techniques). Cependant, les produits et services dotés de caractéristiques technologiques avancées, doivent être supportés par un service technique local (en direct ou en partenariat).
La validation de la fiabilité étant toujours exigée, l’introduction de nouvelles technologies dans le domaine nautique peut s’avérer lente.
Dans le petit nautisme (embarcation et accessoires) la distribution est très artisanale et fragmentée au niveau régional, tant au niveau des points de vente que des circuits de la distribution.
La réglementation spécifique
Les marchés des pays de l'Union européenne sont très accessibles car ils respectent les mêmes normes et n'ont pas de formalités douanières.
Quant au transport, en Union Européenne, il s’effectue de manière classique, comme à l’intérieur d’un même pays.