Les fondamentaux
La filière animale représente 35,2 % de la production agricole italienne, soit plus de 25 Mds EUR. En 2025, les volumes d’élevage sont restés globalement stables, tandis que la valeur de la filière a progressé de 9,9 % grâce à la hausse des prix.
Les élevages intensifs, concentrés dans le nord du pays (Plaine du Pô), assurent l’essentiel de la production de viande et de lait. En 2024, l’Italie comptait 120 690 élevages bovins (-5,4 % vs 2023), dont 67 % à viande, 20,4 % laitiers et 12,8 % mixtes. Le cheptel laitier est resté stable à 2,61 M de têtes.
Les élevages avicoles atteignaient 10 134 unités (-4,4 %/2023 ; 152 M de têtes), les élevages porcins 93 014 (-12,9 %/2023 ; 8 M de têtes) et les élevages ovins-caprins 108 061 (-17,7 %/2023 ; 6,6 M de têtes). Le recul du secteur porcin s’explique notamment par la peste porcine africaine.
Le secteur est structuré autour d’associations professionnelles (ASSOCARNI, UNICARVE, ASSALZOO, UNAS) et d’acteurs intégrés. La production bovine repose sur les abattoirs, tandis que les filières veau et volaille sont organisées autour de groupes tels que Veronesi, AIA, Amadori et Fileni. Ainsi, 86 % des élevages de volailles de chair sont sous contrat de filière.
INALCA domine la filière bovine, VERONESI/AIA la filière avicole et OPAS constitue la principale organisation de producteurs porcins. La production d’aliments pour animaux a atteint 15,6 Mt en 2025 (+1,1 %), l’aviculture restant le premier débouché (39 %). L’Italie demeure fortement dépendante des importations de matières premières.
Importations solutions pour l’élevage en valeur 2025
Principales solutions d’élevage importées par l’Italie depuis la France en 2025
Opportunités pour l'offre française
La République Tchèque, la Slovénie, l’Allemagne et l’Irlande gagnent des parts de marché dans l’exportation de broutards vers l’Italie.
Les professionnels italiens soulignent l’importance de la vaccination des bovins français et se déclarent prêts à payer davantage pour des animaux vaccinés.
Les produits et services à forte valeur ajoutée suscitent l’intérêt des acteurs locaux.
Les éleveurs italiens recherchent activement des intégrateurs alimentaires pour réduire les émissions de CO₂ des animaux, ainsi que des alternatives aux antibiotiques et aux produits phytosanitaires.
Pour pallier le manque de main-d’œuvre, les professionnels s’orientent vers des solutions automatisées (robots de traite, d’alimentation, capteurs 4.0, drones, logiciels, etc.), malgré leur coût important.
La chaleur estivale et le manque d’eau affectent de plus en plus les élevages intensifs de la Plaine du Pô. Les éleveurs recherchent ainsi des solutions permettant de maintenir le GMQ (Gain Moyen Quotidien) ou une production laitière satisfaisante en qualité et quantité.
Source : Interviews, Informatore Zootecnico, Teseo, GTA (26/08/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
La bonne santé des jeunes animaux importés est un aspect incontournable pour les éleveurs italiens à ne pas négliger, qui manifestent un intérêt pour les JB vaccinés.
Les sociétés françaises doivent proposer des solutions 4.0 complètes, permettant de contrôler à distance plusieurs paramètres (santé, vêlage, alimentation, vaccinations, etc.).
Les opérateurs de la filière animale recherchent des plateformes capables d’intégrer les données issues de capteurs de différentes marques.
Les opérateurs locaux s’attendent une bonne réactivité, une capacité d’adaptation et la mise à disposition de matériaux explicatifs avant toute collaboration.
Le système CLASSYFARM (outil de surveillance de l’utilisation d'antibiotiques dans les élevages) joue un rôle important dans le secteur, les éleveurs recherchent de ce fait des alternatives aux produits pharmaceutiques, notamment des solutions phytosanitaires ou naturelles.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Informatore zootecnico, interviews aux opérateurs, étude MASA
Labels et certifications
Depuis 2017, le ministère de la Santé italien a introduit le Classyfarm, un système de contrôle de l’utilisation des antibiotiques dans les élevages. Depuis 2023 la certification Classyfarm est nécessaire pour accéder aux fonds de l’Eco-schéma 1 de la PAC. (sito accredia)
Depuis 2019, un « plan national pour le bien-être animal » (PNBA) a été également mis en place.
En 2022, le Système de Qualité National pour le Bien-être Animale (SQNBA) a été lancé, prévoyant l'adhésion volontaire des agriculteurs à un cahier des charges en matière de bien-être des animaux supérieur aux normes EU, visant à réduire l'utilisation d'antibiotiques et à un élevage plus durable.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Animaux :
- Commerçants et importateurs en bestiaux français ou italiens, courtiers italiens
- Éleveurs, coopératives, OP.
Équipements et nutrition animale :
- Importateurs/distributeurs de matériaux pour les animaux
- Producteurs de prémix
- Élevages
Salons spécifiques :
- fiera agricola zootecnica italiana, salon pour les solutions pour les élevages (Montichiari, 24-26 octobre 2025)
- Fiere zootecniche di cremona, salons lait, Italpig, Expo Casearia (équipements pour filière laitière), foire internationale du bovin laitier et International Poultry Forum (Crémone, 27-29 novembre 2025)
- Fieragricola, salon agricole biennal (Vérone, 28-31 janvier 2026)
- Feravicola, salon dédié au secteur avicole (Rimini, 20-22 mai 2027)
La réglementation spécifique
Circulation intra-UE.
Système de surveillance et de contrôle des échanges (BOVEX, TRACES) dans le cadre des échanges communautaires.
Une spécificité liée à l’Italie : nécessité de notifier aux services vétérinaires UVAC les expéditions d’animaux, les produits animaux ou contenant des ingrédients d’origine animale. La notification doit être effectuée 24 h avant la livraison prévue avec les informations suivantes : fournisseur et numéro d'agrément CE, code douanier.
Niveau de taxation
TVA :
- TVA sur animaux d’élevage hors loisir : 10 %
- TVA de l’alimentation animale : 4 %
- TVA des équipements pour les élevages : 4-10 %