Les fondamentaux
Malgré sa superficie limitée (42 508 km²), les Pays-Bas restent l'un des principaux pays d'élevage en Europe. En 2025, le cheptel néerlandais totalise près de 115 millions d'animaux toutes espèces confondues. Le secteur poursuit sa transformation avec une concentration progressive des exploitations : le pays compte environ 15 000 élevages laitiers pour 1,55 million de vaches, tandis que la filière porcine regroupe près de 10,2 millions de porcs répartis sur environ 3 400 exploitations. L'aviculture conserve une place prépondérante avec 41 millions de poulets de chair (600 élevages) et 33,5 millions de poules pondeuses (850 élevages). Les élevages bovins viande (850 000 têtes) et ovins (640 000 têtes) occupent une place plus limitée. Dans un contexte de transition environnementale et de renforcement des exigences réglementaires, l'élevage néerlandais reste l'un des secteurs agricoles les plus intensifs, technologiques et productifs d'Europe.
Evolution du nombre d'exploitations d'élevages
Cheptel bovin aux Pays-Bas en 2024 (en milliers de têtes)
Opportunités pour l'offre française
Le renforcement des exigences environnementales, la réduction progressive des cheptels et la recherche d'une production plus durable stimulent la demande en solutions innovantes. Les entreprises françaises disposent d'opportunités dans les domaines de l'automatisation, de la gestion des effluents, du bien-être animal, de l'alimentation de précision et des outils de pilotage des performances.
Dans la filière porcine, les exploitations poursuivent leurs investissements afin d'améliorer leur compétitivité et leur conformité réglementaire, créant des débouchés pour les solutions de biosécurité, de ventilation, de traitement des lisiers et de suivi sanitaire.
La filière laitière, déjà fortement robotisée, continue d'investir dans l'optimisation des performances. Les solutions françaises en robotique d'élevage, gestion des données, capteurs de santé et nutrition durable peuvent répondre à des besoins croissants.
Source : Wageningen university (24/06/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les attentes du marché néerlandais se concentrent sur deux enjeux majeurs : la réduction de l'empreinte environnementale des élevages et l'amélioration du bien-être animal. Le renforcement progressif des exigences réglementaires favorise le développement de solutions permettant des conditions d'élevage plus respectueuses du comportement naturel des animaux. Parallèlement, les objectifs de réduction des émissions d'ammoniac et d'azote stimulent les investissements dans les technologies de traitement de l'air, l'alimentation de précision, la gestion des effluents et les outils de pilotage des performances.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
La réglementation néerlandaise applicable à l’élevage est parmi les plus exigeantes d’Europe. Les exploitations doivent respecter des normes strictes en matière d’émissions d’ammoniac, d’azote, d’odeurs et de bien-être animal, dans le cadre de la législation nationale et européenne. Les élevages sont soumis à des autorisations environnementales spécifiques et les exploitations intensives relèvent également de la directive européenne sur les émissions industrielles (IED). Ce cadre réglementaire favorise les investissements dans des bâtiments à faibles émissions, les technologies de traitement des effluents et les équipements améliorant les performances environnementales des exploitations.
Labels et certifications
Aux Pays-Bas, les solutions pour l’élevage doivent répondre à des critères stricts pour accéder à certains labels. Le label "On the way to PlanetProof", géré par SMK, certifie les produits issus d’exploitations durables, incluant le bien-être animal, la réduction des émissions et l’usage responsable des ressources. Pour les équipements et bâtiments d’élevage, la "Maatlat Duurzame Veehouderij" (MDV) définit les normes environnementales à respecter pour bénéficier d’avantages fiscaux (MIA/Vamil). Ces certifications orientent fortement les choix d’investissement des éleveurs néerlandais.
Source : NRC, Rijksoverheid, (24/06/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Aux Pays-Bas, les partenaires clés sont les grands élevages, les coopératives, les intégrateurs de filière, les équipementiers et les centres d'innovation. L'approche commerciale doit être pragmatique, collaborative et centrée sur la démonstration de valeur. Les entreprises françaises ont intérêt à privilégier des partenariats pilotes, à fournir des références techniques solides et à démontrer un retour sur investissement mesurable, tout en répondant aux exigences élevées en matière de durabilité et de bien-être animal.
La réglementation spécifique
La réglementation de l’Union européenne s’applique dans ce secteur.
Les Pays-Bas renforcent tout de même leur cadre réglementaire pour l’élevage avec l’AMvB « Dierwaardige Veehouderij », qui impose des normes strictes sur le bien-être animal et l’environnement. Les exploitations doivent offrir plus d’espace, limiter le confinement et réduire les nuisances. Ce cadre est étroitement lié au « Convenant Dierwaardige Veehouderij », qui prévoit aussi des objectifs de réduction des émissions d’ammoniac et de méthane. Ces exigences stimulent la demande en solutions techniques : ventilation, gestion des effluents, capteurs et équipements favorisant le comportement naturel des animaux.
Niveau de taxation
La BTW (Belasting Toegevoegde Waarde) est l’équivalent de la TVA.
Trois taux sont applicables :
Taux standard (« hoogtarief ») : 21 % = vente d’animaux vivants (races bovines, ovines, porcins, caprins, équins) ainsi que de viande destinée à la boucherie ou au repeuplement ;
Taux réduit (« laagtarief ») : 9 % = biens et services agricoles
Taux nul (« vrijstelling ») : 0 %
Source : Integraalaanpakken, rijksoverheid et KNS (24/06/2026)