Les fondamentaux
Les États-Unis disposent du 3ᵉ plus grand cheptel bovin mondial et restent le premier producteur de viande bovine. Le cheptel est toutefois passé de 94,4 millions de têtes en 2020 à 86,2 millions au 1er janvier 2026, sous l’effet de la sécheresse et de la hausse des coûts. Malgré ce recul, la filière génère près de 100 Mds USD, avec plus de la moitié de la production concentrée au Texas, Nebraska, Kansas, Iowa et Colorado.
Début 2026, le pays comptait 9,35 millions de vaches laitières. La Californie, le Wisconsin et l’Idaho assurent près de 40 % de la production nationale. La baisse des prix du lait continue cependant de peser sur la rentabilité des exploitations.
La filière porcine reste stable avec environ 74 millions de têtes. L’Iowa, la Caroline du Nord et le Minnesota demeurent les principaux États producteurs, tandis que l’USDA prévoit une hausse de la production en 2026 grâce à une demande soutenue.
Enfin, la production américaine de viandes rouges et de volailles devrait atteindre 108,4 Mds USD en 2026 (+1 % vs 2025). Le poulet de chair domine le secteur avicole, porté notamment par la Caroline du Nord, la Géorgie et l’Arkansas. Malgré une plus forte volatilité des prix, la demande soutient la progression des volumes.
Opportunités pour l'offre française
Le marché américain des solutions pour l'élevage est porté par quatre enjeux majeurs : l'amélioration du bien-être animal, la décarbonation des productions, l'intégration des technologies numériques et le renforcement de la biosécurité. Face aux attentes croissantes des consommateurs, des distributeurs et des autorités, les éleveurs recherchent des solutions permettant à la fois d'améliorer la santé animale, de réduire l'usage des antibiotiques, d'optimiser les performances technico-économiques et de limiter leur impact environnemental.
Dans ce contexte, l'offre française dispose d'atouts reconnus grâce à son expertise en équipements d'élevage, nutrition et santé animale, valorisation des effluents, réduction des émissions, ainsi qu'en solutions connectées associant capteurs, intelligence artificielle et aide à la décision. Les défis sanitaires, accentués par la multiplication des risques épidémiques, créent également des opportunités pour les entreprises françaises proposant des solutions de biosécurité, de surveillance et de gestion des troupeaux.
Source : USDA (ERS, NASS, APHIS, ARS), EPA, AFIA, FFAR, AgFunder, Petfood Industry, IBISWorld, NCBI, AEM, Data Bridge Market Research, Grand View Research, Business France. (18/08/2026)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Pour des produits qui nécessitent un suivi technique et un SAV lourd, il est préférable d’opter pour un importateur/distributeur qui pourra assurer un service après-vente de qualité. Pour un produit qui ne demande pas de suivi, on pourra opter pour un agent qui remplacera l'importateur/distributeur et le concessionnaire. Cette solution économique est toutefois un peu légère si l’on a une forte ambition sur le marché américain.
Le choix de la formule et du partenaire pour la vente de ses produits sur le sol américain est critique. Ce choix affectera directement d'autres décisions marketing comme le prix ou la formation des partenaires de vente.
La réglementation spécifique
Réglementation pour l’exportation d’animaux vivants : l'importation d'animaux vivants est très réglementée, il s’agit d’un processus lourd et spécifique à chaque espèce. Retrouvez toutes les règlementations, permis, certifications, et les frais associés sur le site de l’USDA.
Réglementations pour la génétique animale : elle est principalement supervisée par la Food and Drug Administration. L’approche réglementaire et les procédures d’approbation sont basées sur l'évaluation du produit final et non sur le procédé d’obtention. La commercialisation des animaux génétiquement modifiés doit être approuvée par la FDA et à ce jour, très peu de cas sont recensés.
Un équipement ou un produit doit souvent être modifié pour la mise en conformité avec la réglementation américaine et cela peut se révéler onéreux.
Niveau de taxation
Les produits européens exportés vers les États-Unis demeurent soumis, en 2026, à des droits de douane additionnels issus des mesures commerciales mises en œuvre à partir d'avril 2025.
À la suite des négociations entre les États-Unis et l'Union européenne engagées en 2025, un nouveau cadre commercial est progressivement entré en vigueur, avec des niveaux de taxation variables selon les catégories de produits et les éventuelles exemptions sectorielles.
Les entreprises françaises doivent donc vérifier, pour chaque produit, le tarif douanier applicable dans le Harmonized Tariff Schedule (HTSUS) avant toute opération d'exportation.
Source : EMDA, FDA, USDA, Office of the united State Trade Representative (18/08/2026)