Les fondamentaux
L’Italie reste en tête de l’UE pour la valeur ajoutée agricole, malgré un recul au 4e rang pour la valeur de production.
En 2025, les dynamiques sont contrastées : les volumes progressent pour l’huile d’olive (+9,6 %), les céréales (+4,1 %), et les fleurs (+1,5 %), mais reculent pour les fruits (-7,3 %), les légumineuses sèches (-3,2 %), les cultures industrielles (-1,9 %), les fourrages (-1,3 %) et les agrumes (-1,0 %).
Le machinisme agricole italien connaît en 2025 un retournement partiel après une année 2024 très difficile. Les immatriculations de tracteurs atteignent 17 573 unités, soit +13,7 % par rapport à 2024. Les tracteurs à plateau progressent également fortement (+45,7 %), tout comme les télescopiques (+18,2 %), tandis que les moissonneuses-batteuses restent en recul (-12 %). La production italienne de machines agricoles se redresse légèrement en 2025, avec une valeur totale estimée à 14,3 Mds EUR, en hausse de +2,1 %, tirée notamment par les composants, les pièces détachées et le matériel de jardinage, tandis que les tracteurs et certaines machines agricoles restent en légère baisse.
L’agriculture 4.0 poursuit sa croissance, avec un marché estimé à 2,5 Mds EUR en 2025, soit +9 %. Son adoption reste inégale : 42 % des exploitations utilisent au moins une solution smart, mais seules 9 % sont réellement matures sur le plan digital. La Lombardie, l’Émilie-Romagne et la Vénétie, sont les régions les plus avancées, avec des investissements dans les FMIS (+17 %), les DSS (+26 %), les machines connectées et la télémétrie.
Importations de solutions d'équipements pour les cultures végétales
Opportunités pour l'offre française
La demande italienne en biens et services agricoles progresse, portée par la structuration des exploitations, leur capacité d’investissement et les défis liés au climat, à l’eau, aux bioagresseurs et aux exigences environnementales. Les besoins sont forts dans le Sud, où la gestion de l’eau devient prioritaire.
L’offre française peut se positionner sur les solutions innovantes et durables : fertilisants organiques, biostimulants, biocontrôle, pilotage agronomique et irrigation de précision. Ces outils répondent aux attentes des filières fruits, légumes, vigne et grandes cultures, en réduisant les intrants, l’énergie consommée et l’impact sur les sols.
L’agriculture numérique est aussi porteuse. En 2025, le marché italien de l’Agriculture 4.0 repart à la hausse, tiré par les logiciels de gestion, les DSS, les machines connectées et la télémétrie. Le manque de main-d’œuvre ouvre des perspectives pour l’automatisation, la robotique, capteurs, data et IA.
Enfin, la recherche variétale est stratégique pour palier au stress hydrique, aux maladies, ravageurs, itinéraires à moindre intrants et à la récolte mécanisée.
Source : Veilles sectorielles, Salons et Agronotizie (23/08/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
L’agriculture italienne recherche des solutions innovantes pour répondre aux défis liés au changement climatique, à la raréfaction de l’eau, aux bioagresseurs et aux exigences environnementales croissantes. Les attentes concernent particulièrement les équipements connectés, l’agriculture de précision, l’automatisation, les biostimulants, les solutions de biocontrôle et les nouvelles variétés plus résistantes au stress hydrique et aux maladies. Les opérateurs privilégient les technologies permettant d’améliorer la productivité tout en réduisant les intrants, la consommation d’eau, l’énergie et l’impact environnemental. L’expertise française est reconnue dans ces domaines, notamment pour son savoir-faire en agriculture durable, innovation agronomique et numérique.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Le cadre réglementaire est principalement harmonisé au niveau européen. Les équipements doivent répondre aux exigences de sécurité, d’émissions polluantes et de marquage CE.
La commercialisation est encadrée par le règlement européen sur les produits fertilisants. Le marquage CE facilite l’accès au marché italien, mais certains produits doivent être enregistrés dans les registres nationaux.
Les semences doivent être inscrites aux catalogues officiels et respecter les normes européennes de certification et de traçabilité.
Le biocontrôle est encouragé dans le cadre du développement de la lutte intégrée et de la réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Toutefois, les solutions doivent respecter les procédures d’autorisation européennes et italiennes. Pour les macro-organismes, l’introduction d’espèces non présentes sur le territoire italien demeure strictement encadrée.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Parmi les opérateurs les plus structurants de la distribution agricole figurent les Consorzi Agrari, acteurs historiquement régionaux, dont une partie importante a été intégrée au sein de Consorzi Agrari d’Italia (CAI) composée d’environ 280 agences et plus de 200 000 agriculteurs impliqués commercialement. La distribution reste toutefois encore fragmentée, avec de nombreux opérateurs actifs à l’échelle régionale.
Le salon EIMA International, organisé à Bologne, demeure l’un des principaux rendez-vous internationaux du machinisme agricole. Événement biennal, il rassemble constructeurs, équipementiers, technologies agricoles, composants, irrigation, énergie et solutions digitales. La prochaine édition se tiendra à BolognaFiere du 10 au 14 novembre 2026