Les fondamentaux
• La Corée du Sud tient sa force économique de son industrie dans son ensemble, qui représente 34,3% de son PIB (l’une des parts la plus importante parmi les pays développés) et 80% des efforts de R&D du pays.
• Le pays fait face depuis plusieurs années à une augmentation rapide du coût de sa main d’œuvre, ainsi qu’à un déclin démographique accéléré avec le taux de fertilité le plus bas au monde, rendant indispensable la mutation de son industrie.
• En 2024, l'industrie de la robotique en Corée du Sud a franchi un cap historique en dépassant pour la première 4,5 Mds USD, soit une progression de 3,2 % par rapport à 2023. Les robots industriels demeurent le principal moteur du marché, avec un chiffre d’affaires de 1,9 Mds USD, loin devant les robots de service, dont les ventes ont atteint 694 M USD. Le reste du marché est constitué des composants et logiciels robotiques.
• La Corée du Sud est devenue le premier pays au monde à remplacer plus de 10% de sa main-d'œuvre industrielle par des robots. La densité de robots industriels a atteint 1 220 unités pour 10 000 employés en 2024, soit sept fois plus que la moyenne mondiale (177 robots pour 10 000 employés), faisant de la Corée du Sud le pays le plus avancé en termes d'introduction de robots depuis 2021.
• En 2024, le marché national des usines intelligentes est estimé à 15,2 Mds USD. En moyenne, les solutions intelligentes ont réduit les coûts de production industrielle de 15,5 %, augmentant la productivité et la qualité de 28,5 % et 42,5 %, respectivement, selon le ministère des PME et des startups. Les accidents du travail ont baissé de 6,2 %.
Opportunités pour l'offre française
• La Corée du Sud vise le top 3 mondial de l’IA (G3) d’ici 2027, portée par des investissements publics-privés majeurs. Le gouvernement cible un taux d’adoption de l'IA par les PME de 30 % d’ici 2030 (contre <1 % actuellement), créant un besoin urgent de solutions logicielles et d’algorithmes avancés.
• Forte demande pour les solutions IoT industrielles, la 5G privée (RedCap) et le traitement du Big Data (M2M) pour alimenter les jumeaux numériques des usines.
• Les industriels se concentrent sur les équipements pour la sécurité et la productivité du personnel, comme les technologies AR/VR et les solutions d'analyse de déplacements et postures. La recherche se tourne également vers la cobotique, la logistique autonome (AMR/AGV) et au contrôle qualité automatisé.
• Avec un taux d’autosuffisance technologique en robotique de seulement 44 %, la Corée du Sud reste dépendante des importations pour les composants clés (capteurs, logiciels, contrôleurs et systèmes d'entraînement), ce qui renforce la nécessité de partenariats avec des entreprises étrangères.
Source : International Federation of Robotics, The Chosun Daily, Maeil Business Newspaper, The Independent (30/08/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
• Les grands groupes sud-coréens sont difficiles à approcher en raison de leur taille et de leur structure interne. Cependant, une fois le contact établi, ces entreprises sont ouvertes à l'intégration de solutions technologiques innovantes provenant de PME françaises.
• Pour réussir en Corée du Sud, privilégiez un intermédiaire local ou une implantation pour surmonter l'éloignement, les spécificités et la réglementation complexe.
• La localisation des solutions et un suivi commercial et technique rigoureux sont indispensables. La présence d'un bureau local ou d'un distributeur rassure les clients et garantit un suivi technique réactif. De nombreux intégrateurs représentent déjà des entreprises étrangères, facilitant le choix du bon intermédiaire.
La réglementation spécifique
• Les autorités clés sont le MSIT (ICT/IA), le MOTIE (Industrie/Robotique) et le Conseil National de l'IA.
• Depuis 2011, un accord de libre-échange entre la Corée du Sud et l'Union européenne a progressivement supprimé les barrières tarifaires et favorisé la reconnaissance mutuelle des normes, facilitant ainsi l'accès aux marchés.
• En 2019, le gouvernement a lancé un "regulatory sandbox" permettant aux entreprises innovantes d'obtenir une autorisation de 2 ans pour déroger aux règlements en vigueur, tout en envisageant des modifications réglementaires. Des zones de déréglementation ont été établies à Busan pour la technologie de la blockchain, à Daejeon pour les biotechnologies et à Daegu pour le bien-être intelligent.
Niveau de taxation
Accord de libre-échange UE-Corée du Sud en vigueur depuis 2011
Taxe sur la valeur ajoutée de 10 %, soumise à un système de déclaration trimestrielle
Source : Business France (19/07/2026)