Les fondamentaux
Le système ferroviaire mexicain totalise 28 864 km de voies, dont 19 043 km de voies principales ; environ 18 000 km sont exploités sous concession. Longtemps centré sur le fret, le secteur entre dans un nouveau cycle de développement du transport pour voyageurs. Le programme fédéral 2026-2030 prévoit plus de 3 000 km de nouvelles lignes et 13 projets, avec une première phase comprenant AIFA-Pachuca, Mexico-Querétaro, Querétaro-Irapuato et Saltillo-Nuevo Laredo. Depuis 2026, l’Agence des trains et du transport public intégré, ATTRAPI, regroupe planification, régulation ferroviaire et intégration des transports massifs. La mobilité urbaine structurée est concentrée dans la vallée de Mexico, Monterrey, Guadalajara, León, Puebla et plusieurs métropoles secondaires. En mai 2026, ces réseaux ont transporté 276,1 millions de voyageurs et parcouru 61,8 millions de km, en hausse respective de 3,4 % et 9,4 % sur un an.
Mobilité urbaine structurée — mai 2026
Volumes mensuels et évolution annuelle des principaux systèmes structurés recensés par l’INEGI.
276,1 M+3,4 %
Voyageurs transportés
61,8 M km+9,4 %
Kilomètres parcourus
182,4 M+1,5 %
Voyageurs dans la vallée de Mexico
Opportunités pour l'offre française
Les principales opportunités concernent les nouvelles lignes interurbaines, les centres de maintenance, les systèmes de contrôle et de sécurité des trains, les télécommunications, l’alimentation électrique, les équipements de voie, l’information des voyageurs et la maintenance.
La première phase des grands projets prévus comprend les lignes AIFA-Pachuca, Mexico-Querétaro, Querétaro-Irapuato et Saltillo-Nuevo Laredo. La deuxième prévoit Querétaro-San Luis Potosí, San Luis Potosí-Saltillo, Irapuato-Guadalajara et Mazatlán-Los Mochis. La modernisation des réseaux urbains crée aussi des besoins en systèmes numériques permettant de contrôler et d’espacer les trains, titres de transport utilisables sur plusieurs réseaux, centres de supervision, gestion des données, sécurité informatique, ventilation, accessibilité et réduction des consommations d’énergie.
Pour les entreprises françaises, l’accès à ce marché passe par les entreprises ayant remporté les appels d’offres, les groupements d’ingénierie, Alstom et les grands constructeurs mexicains.
Source : Proyectos México
https://www.proyectosmexico.gob.mx/proyecto_inversion/servicio-publico-ferroviario-de-pasajeros/
(16/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les clients recherchent des solutions réduisant le coût total d’un équipement pendant toute sa durée d’utilisation, tout en améliorant la capacité, la sécurité et la régularité du service. Les besoins concernent les systèmes numériques de contrôle et d’espacement des trains, les centres de contrôle, les télécommunications ferroviaires, les outils utilisant les données pour anticiper les pannes, les copies numériques des équipements permettant d’en suivre le fonctionnement, la sécurité informatique, les capteurs installés sur les voies, la réduction de la consommation d’énergie et l’information des voyageurs en temps réel. Les lignes interurbaines nécessitent également des trains pouvant circuler entre 160 et 200 km/h, des ateliers de maintenance automatisés et une bonne connexion avec les transports urbains.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Les projets ferroviaires sont soumis à la loi-cadre mexicaine sur la protection de l’environnement. Avant le début des travaux, une étude d’impact environnemental, souvent réalisée à l’échelle de toute la région traversée, doit être autorisée par le ministère mexicain de l’Environnement, appelé SEMARNAT. Les projets doivent évaluer leurs effets sur la biodiversité, l’eau, le bruit, les vibrations, les sols, les déchets et les terrains nécessaires aux travaux. Ils peuvent également nécessiter une consultation des populations locales. La stratégie nationale de mobilité 2023-2042 privilégie des transports collectifs sûrs, accessibles et produisant peu d’émissions. Les projets doivent aussi respecter les règles environnementales locales, obtenir une autorisation lorsque des terrains forestiers changent d’usage et appliquer les mesures de compensation imposées par l’autorité.
Labels et certifications
Les normes mexicaines obligatoires (NOM) applicables aux trains, équipements et systèmes doivent être respectées. Les certifications internationales les plus demandées portent sur la qualité dans le secteur ferroviaire, la qualité générale, la protection de l’environnement et la santé et sécurité au travail. Une certification spécifique est souvent exigée pour le soudage des trains et de leurs composants. Des normes européennes sont également utilisées pour vérifier la fiabilité, la disponibilité, la maintenance et la sécurité des systèmes ferroviaires. Le label « Hecho en México », ou « Fabriqué au Mexique », peut constituer un avantage commercial.
Source : DOF / ISO
https://dof.gob.mx/2023/SEDATU/SEDATU_101023.pdf
https://www.iso.org/standard/79427.html
(09/10/2023)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Cibler en priorité les fabricants de trains, les entreprises chargées de coordonner les différents équipements ferroviaires, les exploitants de lignes, les entreprises de construction, les opérateurs de transports urbains et les sociétés ayant remporté des marchés publics. Pour une PME, l’approche la plus efficace consiste à devenir fournisseur agréé d’un grand groupe déjà implanté, avec un stock ou une assistance technique au Mexique, une documentation en espagnol et une capacité d’intervention rapide. Les marchés publics fédéraux sont publiés sur la plateforme officielle ComprasMX. Le portail Proyectos México permet de suivre les principaux projets d’infrastructure. Expo Rail, organisé par l’Association mexicaine des chemins de fer, est le principal salon professionnel du secteur.
La réglementation spécifique
La construction et l’exploitation des lignes sont encadrées par la loi mexicaine sur le service ferroviaire, son règlement et les autorisations accordées par les pouvoirs publics. Les équipements doivent respecter les normes mexicaines obligatoires (NOM), notamment en matière de sécurité des voies, des trains, des passages à niveau, de déclaration des accidents et de transport de marchandises dangereuses. L’entreprise qui importe les produits au Mexique doit disposer d’un numéro fiscal et, selon la marchandise, être inscrite au registre douanier des importateurs. Les appels d’offres peuvent exiger des autorisations techniques, des essais, une part minimale de production mexicaine, des garanties, un service de maintenance ou une formation des équipes locales.
Niveau de taxation
La TVA mexicaine est de 16 % et s’applique à l’importation de biens et de services. Le droit de douane dépend du code douanier exact de chaque produit : les trains, composants, rails, équipements électriques et logiciels ne sont pas soumis à un taux unique. Les produits originaires de l’Union européenne bénéficient d’un droit réduit ou nul dans le cadre de l’accord commercial UE-Mexique, sous réserve de présenter la preuve de leur origine européenne. Dans les autres cas, le droit applicable doit être vérifié dans le tarif douanier officiel mexicain. S’ajoutent généralement les frais administratifs de dédouanement, les honoraires du courtier en douane et, selon le produit, d’autres taxes, autorisations ou contrôles obligatoires. Avant toute offre commerciale, une estimation complète doit être réalisée pour chaque produit à partir de son code douanier à huit chiffres.
Source : Cámara de Diputados
https://www.diputados.gob.mx/LeyesBiblio/pdf_mov/Ley_del_Impuesto_al_Valor_Agregado.pdf
(21/12/2025)