Les fondamentaux
En Chine, les tendances de consommation en épicerie fine reculent dans les villes de premier rang, mais progressent dans les villes de troisième et quatrième rangs. La dimension santé constitue un critère d’achat essentiel pour les consommateurs chinois.
En 2025, la Chine continentale a importé pour 176 Mds EUR de produits alimentaires, soit une baisse de 6 % par rapport à l’année précédente. Les produits gourmets ont représenté 16 % du marché en valeur (27,5 Mds EUR). Ce segment inclut notamment les boissons non alcoolisées, le thé, le café, la confiserie, les snacks, les épices, la charcuterie, les conserves, et les fromages.
Les principaux fournisseurs de produits gourmets de la Chine sont l’Indonésie (4,88 Mds EUR), les États-Unis (2,1 Mds EUR), la Russie (1,7 Md EUR), la Thaïlande (1,4 Md EUR), et l'Inde (1,41 Md EUR).
Principaux fournisseurs de produits gourmets en 2025
M EUR et part de marché
Les 5 premières catégories importées
M EUR année 2024
6 585+13 %
Préparations alimentaires
5 207+40 %
Ensemble des huiles
1 514+21%
Margarine et autre mélanges
900,2+8,5%
Boissons non alcooliques
Focus sur l'importation française en Chine
Les cinq premières catégories M EUR en 2025
33-3,5 %
Pâtes à la base de farine
Opportunités pour l'offre française
En 2025, les exportations françaises de glaces vers la Chine ont atteint 41 M EUR, en hausse de 23 % en valeur et de 24 % en volume, confirmant la première place de la France sur ce segment. Les pâtes à base de farine se maintiennent également au premier rang pour la deuxième année consécutive, 33 M EUR en 2025 (+7% en valeur, et –3,5% en volume). La confiture retrouve la première place, avec une exportation de 14,9 M EUR (-12,7% en volume, -5,52% /2024). La moutarde enregistre quant à elle un recul de 24,7% en valeur (-13,51% en volume), se classant au 3e rang derrière le Canada. Enfin, le miel naturel progresse fortement, atteignant la 6e place avec 326 000 EUR d’exportations, soit une hausse de 113 % en valeur par rapport à 2024.

Source : Business France (30/12/2025)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Les labels biologiques européens et français ne sont pas reconnus par les autorités chinoises. Toute revendication liée au bio nécessite donc une demande de reconnaissance auprès d’organismes locaux agréés, une procédure souvent longue et coûteuse. Les attentes des consommateurs évoluent du « zéro additif » vers une approche de « nutrition de précision ». Ils ne se limitent plus aux indications nutritionnelles générales, mais recherchent des produits à faible teneur en sucre et en matières grasses, intégrant des ingrédients fonctionnels ciblés, tels que le GABA ou les probiotiques. Ces consommateurs sont également prêts à payer davantage pour des bénéfices santé clairement identifiables et mesurables.
Labels et certifications
En l’absence de reconnaissance des labels biologiques européens par les autorités chinoises, toute mention « biologique » apposée sur un produit importé doit faire l’objet d’une certification préalable selon le label biologique chinois ORGANIC (中国有机产品). Cette certification doit être renouvelée chaque année.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Si l’offre française reste associée à une forte image de qualité, elle doit adapter son positionnement prix pour élargir sa clientèle. Une communication pensée pour les plateformes locales, notamment WeChat et Weibo, est essentielle pour accroître sa visibilité. Le recours à des influenceurs peut renforcer l’efficacité des campagnes. Au-delà des villes de premier rang, les villes de troisième et quatrième rang offrent également des perspectives de croissance prometteuses. La réussite sur le marché chinois dépend ainsi de partenariats locaux solides et d’un positionnement commercial bien défini.
La réglementation spécifique
Avant l’exportation de denrées alimentaires en Chine, deux enregistrements sont nécessaires pour les entreprises étrangères :
1. Enregistrement des producteurs alimentaires (CIFER) : Depuis le 1er janvier 2022, le GACC impose aux producteurs, transformateurs et entreposeurs étrangers de denrées alimentaires importées de s’enregistrer, à l’exception des additifs et des emballages. Une fois l’enregistrement validé, un numéro d’agrément est délivré et doit figurer sur les emballages extérieurs et intérieurs.
2. Enregistrement des exportateurs alimentaires
Niveau de taxation
La TVA, calculée sur la valeur CIF du produit majoré des droits de douane, reste inchangée depuis 2023 et varie de 9 % à 13 %. Les droits de douane s’élèvent à 7,5 % à 11,7 % pour certains produits laitiers, en raison des mesures antidumping mises en place en début d’année.