Les fondamentaux
La Roumanie figure parmi les principaux producteurs horticoles de l’Union européenne. En 2025, elle se classe au 6ᵉ rang pour la production de fruits, avec 141 000 ha de vergers. La récolte fruitière a toutefois reculé à 0,6 Mt (-12,9 %), pénalisée par la sécheresse, les gelées tardives et l’insuffisance des infrastructures d’irrigation. Les principales cultures sont les prunes, pommes, poires, pêches, abricots, cerises, noix et fraises.
La viticulture occupe également une place importante avec 187 000 ha de vignes, soit près de 6 % du vignoble européen, et une production de 4,1 M hl de vin en 2025.
Le secteur légumier poursuit sa progression avec 181 000 ha cultivés (+1,7 %) et une production de 2,5 Mt (+20,8 %), portée par l’amélioration des rendements. Les principales cultures sont les tomates, choux, oignons, concombres, poivrons et carottes.
La Roumanie demeure par ailleurs un producteur significatif de pommes de terre, avec 78 000 ha cultivés et 1,2 Mt produites en 2025. Enfin, l’agriculture biologique poursuit son essor, avec 781 397 ha certifiés en 2024, soit 5,8 % de la SAU, et plus de 15 000 opérateurs certifiés.
Opportunités pour l'offre française
Les Roumains figurent parmi les plus grands consommateurs de pommes de terre en Europe, mais la filière locale reste fragilisée par le recul des surfaces cultivées, les aléas climatiques et le déficit d’infrastructures de stockage et de conditionnement. Malgré un rebond de la production en 2025, le pays demeure fortement dépendant des importations.
Dans ce contexte, la France bénéficie d’un positionnement favorable grâce à une offre reconnue pour sa qualité et sa régularité. Des opportunités existent également pour les légumes surgelés et transformés, soutenus par le développement de la grande distribution et du secteur HoReCa. Sur les fruits, les perspectives les plus attractives concernent les produits à forte valeur ajoutée, tels que les pommes et poires premium, les fruits à noyau, les références biologiques et les offres saisonnières destinées à une clientèle urbaine en quête de qualité et de différenciation.
Source : GTAS, Info Ferma, Agrobiznes, Business France Roumanie (30/07/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le secteur recherche des solutions permettant d’améliorer les rendements, de prolonger la saison de production et de limiter l’impact des aléas climatiques. Les besoins portent notamment sur l’irrigation, la fertigation, les serres performantes, les outils de suivi climatique, les capteurs et l’automatisation.
Les investissements concernent également les infrastructures post-récolte : stockage frigorifique, prérefroidissement, tri, calibrage et emballages limitant les pertes. Les distributeurs accordent une importance croissante à la traçabilité, à la standardisation des produits et à la fiabilité des approvisionnements.
Cette modernisation est soutenue par la PAC 2023-2027, qui favorise les investissements destinés à renforcer la compétitivité, la résilience climatique et la durabilité des exploitations agricoles.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Les opérateurs doivent respecter la réglementation européenne relative aux produits phytopharmaceutiques, aux limites maximales de résidus, à la santé des végétaux et à la sécurité alimentaire.
Les produits commercialisés doivent être conformes aux normes européennes en vigueur. Pour les importations en provenance de pays tiers, la majorité des végétaux et produits végétaux sont soumis à l’obligation de certificat phytosanitaire.
Par ailleurs, les fournisseurs doivent intégrer les exigences croissantes en matière de réduction des emballages, de recyclabilité, de gestion durable de l’eau et de limitation des pertes alimentaires.
Labels et certifications
Le logo biologique de l’Union européenne est reconnu en Roumanie pour les produits certifiés bio conformément à la réglementation européenne. Les opérateurs doivent être certifiés par un organisme agréé.
Les certifications GLOBAL G.A.P., GRASP, IFS Food ou BRCGS sont particulièrement valorisées par la grande distribution. Les labels AOP et IGP constituent également des atouts de différenciation, tandis que certains acheteurs peuvent imposer des exigences de résidus plus strictes que les seuils réglementaires.
Source : Commission européenne, MADR, Business France Roumanie (30/07/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’accès au marché repose principalement sur les importateurs-distributeurs, les centrales d’achat de la grande distribution, les distributeurs HoReCa, les transformateurs et les coopératives structurées. Une offre clairement définie (volumes, calibres, certifications, prix et logistique) est indispensable, les référencements débutant souvent par des volumes limités.
La présence d’un partenaire local facilite la gestion des commandes et du service client. Il est recommandé de cibler en priorité Bucarest, Cluj-Napoca, Timișoara, Iași et Brașov. Les salons INDAGRA et RO Fruits & Vegetables Show constituent les principaux rendez-vous professionnels du secteur.
La réglementation spécifique
Les échanges entre la France et la Roumanie s’effectuent librement au sein du marché unique européen, sans droits de douane. Les fruits et légumes commercialisés doivent respecter les exigences européennes en matière de qualité, de traçabilité, d’hygiène et de limites maximales de résidus.
L’étiquetage doit notamment préciser l’origine du produit et, selon les cas, la variété ou le type commercial. Les importations en provenance de pays tiers peuvent être soumises à des contrôles phytosanitaires et à l’obligation de certificat phytosanitaire.
Niveau de taxation
Les échanges de fruits et légumes entre la France et la Roumanie s’effectuent sans droits de douane dans le cadre du marché unique européen. Depuis le 1er août 2025, la Roumanie applique un taux réduit de 11 % à la majorité des denrées alimentaires, dont les fruits et légumes frais, tandis que le taux normal de TVA est fixé à 21 %.
Certains produits transformés, boissons ou compléments alimentaires peuvent toutefois relever du taux normal. Il est donc recommandé de vérifier le régime fiscal applicable en fonction du code douanier (NC) et de la composition de chaque produit.
Source : Commission européenne, EY (30/07/2026)