Les fondamentaux
Le marché canadien de la beauté est estimée à 14,74 Mds CAD (9,04 Mds EUR) en 2024.
Il couvre un large éventail de segments : soins de la peau, maquillage, soins capillaires, parfums, hygiène, dermocosmétiques et produits premium.
Le skin care reste le premier poste en valeur (3,83 Mds CAD, soit 2,35 Mds EUR), suivi du maquillage (2,42 Mds CAD soit 1,48 Md EUR), des soins capillaires (2,08 Mds CAD, soit 1,27 Md EUR) et des parfums (1,81 Md CAD soit 1,11 Md EUR).
Le marché est porté par une population de 39 millions d’habitants, sensible à l’apparence, à la santé et au bien-être émotionnel. Les consommateurs canadiens sont exigeants, informés et attentifs à la valeur perçue : ils privilégient des produits efficaces, multifonctions, transparents et alignés avec leurs valeurs (clean beauty, durabilité, naturalité, innovation).
Le e-commerce représente près de 20 % des ventes beauté et soins personnels, avec une forte accélération des stratégies omnicanales : pharmacies, supermarchés, plateformes spécialisées et abonnements en ligne. Les réseaux sociaux, notamment TikTok et Instagram, influencent fortement les comportements d’achat, en particulier chez les jeunes générations.
Le marché est marqué par une montée en puissance des produits premium, des formats multifonctions, des marques locales et responsables, ainsi que par l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans l’expérience d’achat.
Postionnement du secteur
Un secteur Premium en hausse
Opportunités pour l'offre française
Positionnement premium et dermocosmétique : croissance des segments parfums premium et soins dermocosmétiques (La Roche-Posay, Vichy, Avène). Les consommateurs recherchent des produits à crédibilité scientifique et à formulation avancée, un atout clé pour les marques françaises.
Clean beauty et durabilité : demande accrue pour des produits naturels, transparents et éthiques.
Innovation et multifonctionnalité : produits combinant SPF, anti-âge, hydratation répondent à la tendance skinification et routines simplifiées.
Parfumerie haut de gamme : les parfums premium sont en forte demande et la France reste une référence dans ce secteur..
Made in Canada vs Made in France : bien que le « Made in Canada » gagne en popularité, le Made in France conserve un avantage compétitif sur le segment luxe et clean beauty, grâce à son prestige et ses normes élevées.
Source : Euromonitor 2025, Ibis world 2025 (04/05/2025)
Responsabilité sociétale
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le secteur de la beauté au Canada reste traditionnel dans son fonctionnement, s’appuyant sur un réseau d’importateurs et de distributeurs spécialisés. Ces partenaires jouent un rôle clé pour assurer la présence des marques dans les grandes chaînes de pharmacies (Shoppers Drug Mart, Rexall), les supermarchés et hypermarchés (Walmart, Costco, Loblaws), ainsi que dans les spas et boutiques spécialisées beauté.
Répartition des ventes par canal :
- Chaînes spécialisées beauté et santé = 47 %
- Chaînes d’épiceries / supermarchés / hypermarchés = 20 %
- E-commerce = 19 %
- Grands Magasins = 6 %
- Salons de coiffure = 3 %
La réglementation spécifique
Tous les produits cosmétiques doivent être conformes à la réglementation canadienne de santé Canada (https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/securite-produits-consommation/cosmetiques/renseignements-reglementation.html)
Au Canada, selon le site de Santé Canada, les « allégations concernant les cosmétiques doivent être exactes ». Les mentions marketing comme « hypoallergène », « sans parfum » ou « biologique » ne sont pas réglementées par Santé Canada mais par le Bureau de la concurrence, qui peut intervenir en cas d’indications trompeuses.
Santé Canada – Sécurité des cosmétiques au Canada : www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/person/cosmet/info-ind-prof/index-fra.php
Niveau de taxation
Dans le cadre de l’AECG (Accord Économique et Commercial Global) entre le Canada et l’Union européenne, les droits de douane sur les produits cosmétiques sont supprimés, ce qui facilite l’accès des marques françaises au marché canadien.
Les taxes de vente canadiennes comprennent la taxe de vente provinciale (TVP), la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente harmonisée (TVH), cette dernière étant une combinaison de la TVP et de la TPS dans certaines provinces.
Source : Euromonitor, Direction du Tresor, Sante Canada (05/01/2025)