Les fondamentaux
Selon le recensement indien le plus récent (2019-2020), le cheptel bovin comptait 302 M de têtes, soit le plus grand troupeau au monde. Avec 247,87 Mt enregistrées en 2024-2025, l'Inde consolide sa place de premier producteur mondial de lait et pèse près d’un quart de la production globale. Le pays a produit environ 10,5 Mt de viande en 2025 et conforte sa place de 4e producteur mondial de viande. Les troupeaux ovins et caprins restent conséquents, avec respectivement 74,3 M et 149 M de têtes.
Le secteur avicole, en plein essor a vu sa production de viande plus que doubler, passant d'environ 2,2 Mt en 2010 à plus de 5 Mt en 2024-2025, soit près de la moitié de la production de viande. L’Inde consolide sa place de 2e producteur mondial d’œufs, soit 8% de la production globale, portée par une augmentation de +4,4 % en 2025 sur un nombre total de 149,11 milliards de nombre d’œufs produits. Le poulet demeure la viande la plus consommée du pays, porté par la demande urbaine et la hausse des revenus.
Avec 19,5 Mt produites en 2024-2025, la filière halieutique reste largement dominée par l'aquaculture et les pêches continentales, qui en fournissent près de 75 %.
Le marché indien des aliments pour animaux a atteint 12,4 Mds EUR en 2025 et devrait croître de 6,4% par an pour atteindre 18 Mds EUR en 2031. Évalué à près de 1,6 Md EUR en 2024, le marché des soins vétérinaires pour animaux d'élevage progresse à un rythme annuel supérieur à 10 %, porté principalement par le cheptel bovin et la filière avicole.
En 2024-2025, les importations de machines se sont élevées à environ 18,4 M EUR pour les équipements laitiers et 24,5 M EUR pour les animaux vivants.
Opportunités pour l'offre française
Avec plus de 4,1 Mt vendues, le poulet est la viande la plus consommée en Inde, soit environ 40 % des volumes totaux. Pour répondre à la demande croissante et à la production avicole en hausse continue, les acteurs privés investissent dans la mécanisation des élevages industriels, l'automatisation, la biosécurité et l'optimisation de la chaîne du froid et de la logistique.
Le pays détient le plus grand cheptel bovin mondial composé de 193 M de vaches et de 109 M de buffles. La généralisation de l'insémination artificielle est un réel enjeu afin d'améliorer la productivité du cheptel.
Porté à 1,7 Md USD, et alimenté par 407 M USD d'aides publiques étalées sur plusieurs années, le marché de la santé animale accélère ses campagnes de vaccination. Cet essor ouvre des perspectives certaines pour les fournisseurs français de vaccins, de diagnostics et d'équipements vétérinaires.
Enfin, la diversification des sources d'alimentation animale, face à la hausse des prix du soja et du blé, ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises françaises produisant additifs alimentaires, prémix et nutrition de précision.
Source : INFAH (Indian Federation of Animal Health Companies)
DAHD – Rashtriya Gokul Mission (RGM) Guidelines & Progress Reports (31/08/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le secteur de l'élevage en Inde cherche à gagner en productivité, durabilité et traçabilité. Les attentes portent en priorité sur la génétique animale (insémination artificielle, sélection génomique, transfert d'embryons), la santé animale (vaccins, diagnostic rapide, biosécurité) et l'élevage de précision (capteurs, monitoring en temps réel, plateformes de gestion des données). L'optimisation de l'alimentation animale, intrants alternatifs, additifs nutritionnels, formulations plus efficaces, constitue également un enjeu clé dans un contexte de volatilité persistante des prix du soja et du maïs. Les technologies de chaîne du froid, de transformation de la viande et du lait ainsi que les outils de traçabilité numérique restent fortement recherchées.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
L'Inde pousse activement à la modernisation de ses cheptels : l'importation de matériel génétique de pointe (semences sexées, biotechnologies de reproduction), d'additifs nutritionnels et de vaccins est vivement encouragée, sous réserve d’obtenir un permis sanitaire fédéral (SIP) et de se plier aux exigences de traçabilité numérique nationale (Bharat Pashudhan). De l’autre, la dimension socioculturelle et religieuse conditionne strictement la filière : l’abattage des bovins et le commerce de viande de bœuf sont totalement interdits dans la quasi-totalité des États indiens. Enfin, l’implantation de toute unité de transformation ou d’élevage industriel impose une conformité rigoureuse aux standards de sécurité sanitaire de la FSSAI, ainsi qu'aux normes environnementales de rejet zéro et de gestion des effluents fixées par les agences antipollution.
Source : Ministry of Agriculture and Farmers Welfare (31/08/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Pour exporter des équipements d'élevage vers l'Inde, les entreprises françaises doivent s'appuyer sur un importateur local agréé, détenteur d'une licence d'importation. Celui-ci peut également assurer la distribution directement ou via un tiers. En plus de la prospection commerciale, l'importateur/distributeur prend en charge les démarches réglementaires (enregistrement, homologation) et gère les relations avec les autorités. Le choix d'un partenaire local fiable est donc stratégique.
La réglementation spécifique
L'importation d'animaux vivants est réglementée. L'importateur doit obtenir une licence du Directorate General of Foreign Trade (DGFT), en vertu de la loi EXIM. La DGFT délivre une licence sur la base de la recommandation du ministère, après avoir examiné la proposition et analysé les risques.
Pour faciliter et rationaliser le processus complet d'importation d'animaux vivants en Inde, des procédures opératoires normalisées (SOP) ont été publiées en juillet 2020. Ces procédures s'appliquent autant à l'importation de chats et chiens de compagnie qu'aux chevaux, porcs, chèvres, moutons, volailles, bovins et autres animaux vivants.
Niveau de taxation
L’environnement commercial s'apprête également à évoluer avec la conclusion des négociations de l’accord commercial entre l’Union européenne et l’Inde en janvier 2026. Cet accord ouvre de très fortes perspectives d'allègement fiscal : il existe en effet de grandes chances que les droits de douane fédéraux fassent l'objet d'une baisse très significative. Une telle détente fiscale viendrait améliorer sensiblement la compétitivité-prix et la visibilité des produits et solutions européens sur le marché indien.
En plus des droits de douane, l'importateur doit régler la Goods and Services Tax (GST) applicable (variant entre 5 % et 18 % selon le produit) ainsi que d'autres frais comme les cess ou surcharges. Les barrières non tarifaires sont souvent plus contraignantes que les tarifs eux-mêmes, car elles impliquent une conformité technique et administrative élevée.
Source : DGCIS (Directorate General of Commercial Intelligence and Statistics) – Ministry of Commerce and Industry (31/08/2026)