Les fondamentaux
Avec 270 aéroports de transport certifiés fin 2025, dont 266 desservis par des vols réguliers, la Chine confirme sa position parmi les plus grands marchés aéroportuaires mondiaux. Porté par la croissance du trafic aérien, l’essor de la logistique et la modernisation des infrastructures, le secteur continue de bénéficier d’investissements importants dans les hubs nationaux et régionaux, ainsi que dans la digitalisation et l’automatisation des opérations aéroportuaires.
Trafics record :
• Passagers : 1,53 Md en 2025 (+4,8 %), dont 1,41 Md sur les lignes domestiques (+3,8 %) et 118 M sur les lignes internationales (+18,7 %).
• Fret aérien : 21,9 M de tonnes (+9 %), soutenu par l’e-commerce, le commerce extérieur et le développement des chaînes logistiques asiatiques.
Les principaux hubs, notamment Shanghai Pudong, Guangzhou Baiyun et les plateformes aéroportuaires de Pékin, concentrent une part croissante du trafic national et international, renforçant le rôle de la Chine comme centre majeur du transport aérien en Asie.
Les chiffres clés du secteur
1,53 Md
Nombre de passagers
Opportunités pour l'offre française
La modernisation du secteur aéroportuaire chinois offre des perspectives intéressantes aux entreprises françaises sur les segments à forte valeur ajoutée. Le développement des grands hubs internationaux et régionaux (Pékin, Shanghai, Guangzhou, Chengdu, Xi’an) génère une demande croissante en solutions de gestion des flux passagers, automatisation des bagages, contrôle aérien, digitalisation et exploitation des infrastructures aéroportuaires.
La transition écologique constitue un second axe majeur, avec des opportunités dans l’efficacité énergétique des terminaux, les smart grids, la gestion intelligente des bâtiments, les carburants d’aviation durables (SAF) et la réduction des émissions.
Enfin, la croissance du fret aérien (+9 % en 2025) et l’essor du commerce électronique renforcent les besoins en logistique aéroportuaire, automatisation des entrepôts, traçabilité et systèmes de gestion du cargo, domaines dans lesquels les acteurs français disposent d’un savoir-faire reconnu.

Source : Ministère des Transports, Ministère du Commerce, CAAC (06/04/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le marché aéroportuaire chinois recherche des solutions innovantes permettant d’améliorer l’efficacité opérationnelle, l’expérience passager et la durabilité des infrastructures.
Les priorités portent sur la digitalisation des aéroports (IA, biométrie, automatisation des opérations, jumeaux numériques et maintenance prédictive), la décarbonation (efficacité énergétique des terminaux, électrification des équipements au sol, SAF et bâtiments intelligents), ainsi que la logistique intelligente (automatisation des systèmes bagages et cargo, traçabilité et optimisation des flux).
Les acteurs chinois accordent également une importance croissante aux solutions de sûreté, cybersécurité, gestion du trafic aérien et aux technologies favorisant la résilience et l’exploitation durable des plateformes aéroportuaires.
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Les autorités chinoises renforcent progressivement les exigences environnementales du secteur aéroportuaire dans le cadre des objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2060. Les nouveaux projets doivent intégrer des critères de performance énergétique, de réduction des émissions et de gestion des déchets, conformément aux orientations de développement des « green airports ».
Une attention croissante est également portée à l’électrification des équipements au sol, à l’utilisation de carburants d’aviation durables (SAF) et à l’optimisation énergétique des infrastructures.
Par ailleurs, les nouvelles technologies (IA, drones, véhicules autonomes, solutions numériques) sont soumises à des exigences strictes de sécurité, de cybersécurité et de certification par les autorités de l’aviation civile.
Labels et certifications
Internationaux : Airport Carbon Accreditation (ACA), ISO 14001, IEnvA, CEIV Pharma.
Chinois : programmes « Green Airport » soutenus par la CAAC et certification 3-Star Green Building pour les infrastructures. Les certifications liées à l’efficacité énergétique, à la réduction des émissions carbone et à la gestion environnementale deviennent des critères de plus en plus importants dans les projets de modernisation aéroportuaire.

Source : Ministère des Transports, CAAC, IATA, DGAC (19/04/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le marché aéroportuaire chinois est dominé par les groupes publics gestionnaires d’aéroports, les autorités locales et les grands intégrateurs. Les entreprises françaises ont intérêt à cibler les principaux hubs et leurs partenaires technologiques, en privilégiant des coopérations de long terme avec des acteurs locaux.
L’approche commerciale doit mettre en avant l’expertise française en digitalisation des aéroports, automatisation, gestion des flux, efficacité énergétique, sûreté et décarbonation. La participation à des projets pilotes et à des événements sectoriels reste un levier important pour accéder au marché.
La réglementation spécifique
Le secteur aéroportuaire chinois est étroitement supervisé par la CAAC (Civil Aviation Administration of China), qui encadre les infrastructures, les équipements et les opérations aéroportuaires. Les équipements électriques et de sûreté doivent généralement se conformer aux normes chinoises applicables, dont la certification CCC pour certaines catégories de produits.
Les projets impliquant des données sensibles ou des infrastructures critiques sont également soumis aux exigences de la Cybersecurity Law et de la Data Security Law. Dans la pratique, les partenariats avec des acteurs locaux facilitent souvent les procédures d’homologation et l’accès au marché.
Niveau de taxation
La fiscalité applicable au secteur aéroportuaire reste globalement alignée sur le régime général chinois. L’impôt sur les sociétés est fixé à 25 %, avec un taux préférentiel de 15 % pour les entreprises de haute technologie et certaines activités innovantes. La TVA s’élève généralement à 13 % pour les équipements et activités industrielles, avec des mécanismes de déduction et de remboursement favorables aux projets technologiques et à la fabrication avancée.
Les droits de douane varient selon les catégories d’équipements et bénéficient du régime NPF (nation la plus favorisée) pour de nombreux produits importés. Enfin, plusieurs collectivités locales et zones de développement proposent des incitations financières pour les projets liés aux smart airports, à la décarbonation, à l’efficacité énergétique et aux technologies numériques.
Source : CAAC, Ministère du Commerce chinois (01/06/2026)