Les fondamentaux
Les Émirats arabes unis (EAU) combinent une macroéconomie solide, une forte diversification hors hydrocarbures et un rôle de hub régional pour le commerce, la finance, la logistique et les voyages. En 2026, la croissance reste surtout tirée par les activités non pétrolières et par des investissements soutenus, avec des incitations visant explicitement des segments à forte croissance comme l’Intelligence Artificielle (IA) et les centres de données.
La stratégie nationale pour l’IA dévoilée en 2017 a pour but de faire des EAU une référence en IA. Un rapport de PwC estime que l’IA contribuera à environ 13,6 % du PIB des EAU, soit environ 100 Mds de dollars d’ici 2030. L'émirat d'Abu Dhabi, la capitale, se veut pionnier et annonce une contribution de l'IA à hauteur de 6,53 Mds USD de son PIB d’ici 2027 et la création de plus de 5 000 emplois pour soutenir les efforts d’émiratisation.
Le pays a parallèlement structuré une ambition technologique de rang mondial : la stratégie nationale IA 2031 cible notamment l’énergie, la logistique, le tourisme, la santé, la cybersécurité et les transports ; l’Artificial Intelligence Office pousse la formation d’1 million de talents IA d’ici 2027 ; et l’écosystème local dispose déjà de ressources et modèles visibles comme Jais, Oryx et Falcon. Pour les acteurs de l’IA, du cloud et du quantique, les EAU offrent donc un marché solvable, rapide à exécuter, fortement soutenu par la commande publique, les champions nationaux et une logique de souveraineté technologique.
Empreinte opérationnelle du cloud souverain Core42
Ces indicateurs illustrent l’échelle déjà atteinte par une infrastructure cloud/IA souveraine opérée depuis les EAU pour des usages publics et critiques.
11 Mpar jour
Interactions numériques
15
Agences gouvernementales équipées
173
Politiques techniques souveraines
Opportunités pour l'offre française
- Les opportunités les plus concrètes concernent 1) le cloud souverain et la migration de charges critiques ; 2) l’IA appliquée à la logistique, au commerce, à l’énergie, à la mobilité, à la santé et à la relation usager ; 3) la gouvernance de l’IA, la conformité, l’auditabilité et le regtech ; 4) les plateformes data publiques et privées ; 5) la formation, l’accompagnement au changement et l’industrialisation des usages génératifs ; 6) des pilotes quantiques à forte valeur, notamment en optimisation, simulation et sécurité post-quantique. La dynamique État-plateformes, illustrée par Presight, Core42 et le livre blanc réglementaire, crée un terrain favorable pour des offres françaises différenciées par la confiance, l’interopérabilité et l’efficacité opérationnelle.

Source : https://ai.gov.ae/wp-content/uploads/2026/05/Leading-Generative-AI-Applications-EN.pdf
OpenAI, MGX, Reuters, Fortune (19/01/2026)
Responsabilité sociétale
Innovation et expertise attendues
Le marché attend des solutions immédiatement utiles, souveraines et responsables : déploiement sur cloud local ou souverain, gouvernance robuste, protection des données, interopérabilité et capacité à passer du pilote à la production. Le guide officiel sur les applications d’IA générative insiste sur l’usage responsable et efficace des outils et sur de bonnes pratiques concrètes ; le livre blanc de Davos formalise une gouvernance où l’IA assiste mais ne remplace pas le décideur ; et le débat local se déplace de la simple sensibilisation vers la coordination et l’exécution. Pour une offre étrangère, l’expertise attendue combine donc excellence technologique, discipline de conformité, explicabilité et accompagnement humain du déploiement.
Source : https://www.wam.ae/en/article/171a804-uae-government-launches-world-economic-forum-davos (09/05/2026)
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
Le marché s’aborde prioritairement via des partenariats avec des champions locaux et des intégrateurs à forte capacité d’exécution, en premier lieu l’écosystème G42/Core42/Presight, puis via les grands comptes publics, transport/logistique, énergie, finance et smart cities. L’approche la plus efficace combine un cas d’usage métier, une démonstration de conformité et de résidence des données, puis un pilote rapide menant à l’industrialisation. Le marché valorise les acteurs capables de travailler sur infrastructure souveraine et d’intégrer des exigences fortes de gouvernance.
La réglementation spécifique
La TDRA (Telecommunications Digital Governement Regulatory Authority) est une autorité publique qui réglemente et supervise le secteur des TIC aux EAU. Elle gère en particulier au niveau fédéral les initiatives d’e-gouvernement, d’e-commerce, d’IoT et de cybersécurité.
La loi sur la protection des données personnelles (entrée en vigueur en janvier 2022) est la première loi fédérale rédigée en partenariat avec de grandes entreprises technologiques du secteur privé. Elle régit les lois relatives à la collecte, au stockage, au traitement et à la publication des données personnelles des utilisateurs d'Internet, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Niveau de taxation
Depuis janvier 2018, la TVA de 5 % a été instaurée aux EAU.
Repères publics à revérifier avant contractualisation : TVA standard de 5 %. Pour les matériels importés, le droit de douane commun du CCG est en règle générale de 5 % de la valeur CIF. Pour les logiciels dématérialisés, le SaaS et les prestations de services numériques, il n’y a généralement pas de droit de douane à l’import, mais la TVA peut s’appliquer selon la structuration contractuelle, fiscale et territoriale du projet. Vérification locale indispensable avant tarification finale, notamment selon l’émirat, la zone franche et le schéma de facturation.
Source : TDRA (07/06/2026)