Les fondamentaux
Après l’explosion de Tchernobyl, le référendum de 1987 a marqué l’abandon de l’énergie nucléaire en Italie.
En 1966, l’Italie était le 3ᵉ producteur mondial après les États-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni, bien que sa production couvrait une faible part des besoins nationaux.
Une tentative de relance des activités préparatoires à la production électronucléaire a eu lieu en 2010, mais le référendum de 2011, après Fukushima, a réaffirmé le rejet du nucléaire pour la production électrique national.
Aujourd’hui, l’Italie se concentre sur la gestion des déchets radioactifs issus des anciennes centrales. Toutefois, le nucléaire, notamment via les petits réacteurs modulaires (SMR) et les réacteurs de 4ᵉ génération (AMR), est considéré comme un atout potentiel pour la transition écologique.
Bien que la loi italienne n’autorise pas l’utilisation de la fission nucléaire à des fins électriques, l’Italie a rejoint en juin 2025 l’Alliance Nucléaire aux côtés d’une quinzaine de pays européens.
Opportunités pour l'offre française
Selon les estimations du MASE – ministère de la Sécurité Energétique et de l’Environnement, l'énergie nucléaire représentera 10-11 % (8 GW) du mix énergétique national d'ici à 2050.
En avril 2024, l'Italie a adhéré à l'Alliance industrielle européenne sur les SMR. L'Italie est en 2ème position derrière la France pour le nombre d'entreprises ayant adhéré à l'Alliance.
Le PNIEC actualisée en juillet 2024 contient un scénario de développement de l'énergie nucléaire en Italie.
Le projet de loi d'habilitation sur le nouveau nucléaire « durable » proposé par MASE a été approuvé en février 2025 et prévoit la création d'une agence de contrôle nucléaire supervisant la gestion des centrales et l'élimination des déchets radioactifs.
En 2025, Enel, Ansaldo Energia et Leonardo ont créé la société Nuclitalia, pour évaluer les conceptions les plus innovantes et avancées de la nouvelle énergie nucléaire durable, en se concentrant dans un premier temps sur les réacteurs de type SMR refroidis par eau.
Source : Industria Italiana, MASE (30/06/2025)
Responsabilité sociétale
La réglementation spécifique liée aux enjeux environnementaux
Plan National de Reprise et Résilience (PNRR) : approuvé en janvier 2021 par le gouvernement italien dans le cadre du programme Next Generation Eu, vise à soutenir les États européens affectés par la pandémie de Covid-19. À cet égard, le Conseil européen a alloué 191,5 Mds EUR à l’Italie.
Plan National Intégré en matière d’Énergie et de Climat (PNIEC) : approuvé en 2019 et mis à jour en 2023 ; fixe des objectifs à horizon 2030 en matière d’efficacité énergétique, des SER, de réduction des émissions de CO2, de sécurité énergétique, des interconnexions et de mobilité durable.
Clés d'accès
Le profil des partenaires / approche commerciale à privilégier
L’approche commerciale privilégiée est d’initier un partenariat avec une société locale. Le recours à un distributeur ou à un représentant sur place est également envisageable pour une stratégie commerciale à moyen/long terme.
Principales associations :
- ISIN - Inspectorat national pour la sûreté nucléaire et la radioprotection : Autorité indépendante en vertu des directives 2009/71/Euratom et 2011/70/Euratom.
- AIN - Association italienne du nucléaire : association technico-scientifique à but non lucratif dotée d'une personnalité juridique représentant tous les centres d'expertise italiens dans le domaine de l'énergie et de la technologie nucléaires.
La réglementation spécifique
Pour la production statistique ordinaire, la référence principale est le règlement (CE) n° 1099/2008 du Parlement européen et du Conseil concernant les statistiques de l'énergie, adopté le 22/10/2008 et modifié par plusieurs actes juridiques ultérieurs.
En ce qui concerne le monitoring des objectifs de l'UE en matière de SER, les principales références sont les suivantes :
- la directive 2009/28/CE, ou RED I, transposée en Italie par le décret législatif n° 28/20113 ;
- le décret du 14 janvier 2012 du ministère du Développement économique, qui, entre autres, établit les méthodologies à appliquer pour le suivi de l'objectif national fixé par la RED I, par secteur et par source d'énergie.
Niveau de taxation
Les sociétés de capitaux sont assujetties à deux impôts différents : l’IRES (impôt sur le revenu des sociétés) et l’IRAP (impôt régional sur les activités productives). L’IRES est déduite à un taux de 24 % sur les bénéfices, tandis que l’IRAP varie régionalement, mais est généralement déduite à hauteur de 3 à 5 %.
Les entreprises individuelles sont assujetties à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPEF), déduite à un taux progressif variant de 23% à 43%.
La TVA est due sur tous les biens et services ; trois taux coexistent : le taux standard de 22 %, le taux de 5 % pour les produits alimentaires de première nécessité, le taux de 10 % pour la distribution d’électricité/gaz à usage domestique et pour les services reconnus d’utilité publique.
Source : Agenzia Delle Entrate (30/12/2024)